Si d'emblée, la maîtrise et la domination est du côté de la Principauté, les meilleures occasions sont à mettre à l'actif des Parisiens. Sur un coup franc de Rothen, dévié par Diané, Luyindula est tout près d'ouvrir le score (5e). Les nombreux coups de pied arrêtés obtenus par Rothen donnent quelques sueurs froides à Roma. Impuissants dans les vingt-cinq derniers mètres, les hommes de Ricardo ne peuvent que réagir sur une frappe lointaine cadrée de Piquionne (26e) et sur un tir à bout portant d'un Néné intenable sur son côté gauche (28e).

Il faut un coup franc en forme de coup du sort pour mettre le club de la capitale sur les bons rails. Sur le ballon de Rothen, la défense monégasque, étonnement apathique, laisse filer Armand, hors-jeu au départ de l'action, qui place une tête imparable (0-1, 40e). L'ouverture du score, sujette à polémique, libère les Parisiens qui finissent en trombe le premier acte même si Camara doit repousser sur sa ligne une frappe de Menez hors de portée de Landreau (41e).

Le coup de semonce de Diané

Peinant à trouver la brèche, Ricardo fait entrer Koller dès la reprise (46e). Mais le géant du Rocher tardera à trouver ses marques. Et au contraire, la défense et le milieu monégasque s'effritent peu à peu. Sur un centre de l'inévitable Rothen, Diané double la mise de la tête malgré Bolivar (0-2, 53e). Ce break semble anéantir des Rouge et Blanc tout près d'encaisser un troisième but sur un coup franc de Frau (62e).

Le géant tchèque finit par s'imposer grâce aux services plus précis de Leko puis Gakpé entrés en cours de jeu. Sur deux coups de tête (67e, 77e), l'attaquant du Rocher est tout près de réduire la marque. Mais l'auteur de la réduction du score sera finalement Menez d'un superbe coup franc sur lequel Armand n'est pas exempt de tous reproches (1-2, 85e). Un but également sujet à caution puisque l'ancien Sochalien, auteur d'un tacle plus que limite sur Armand, aurait dû être expulsé (69e). Malgré un rush en fin de partie, les hommes de Ricardo ne danseront pas la samba. Défait pour la troisième fois cette saison, Monaco ne rejoindra pas le trio de tête. Pour Paris en revanche, tous les rêves sont permis.

LA DECLA : Paul Le Guen (entraîneur du Paris SG)

"C'est la victoire du talent pour une bonne partie du match. Puis on s'est accroché. On a vu de l'abnégation de la part de tout le monde. Cela est susceptible de nous redonner confiance. Ce que l'on fait depuis quelques temps n'est pas forcément brillant mais on s'accroche. Notre parcours à l'extérieur est intéressant avec deux nul et deux victoires. On avait dit qu'on venait pour gagner. On l'a démontré. On a démontré des qualités prometteuses. Mais aussi du courage. Maintenant, il faut enchaîner au Parc."

Eurosport - Julien BIGORNE -