Ajoutez à cela que les joueurs de Raymond Domenech sont, depuis samedi et leur point ramené de Milan, en très bonne posture dans la course à la qualification au Championnat d'Europe des Nations 2008. Premiers du groupe B avec 19 points, les Français ont leur destin entre les mains. Avant d'affronter les Iles Féroé, la Lituanie et l'Ukraine lors des trois dernières journées des éliminatoires, l'équipe de France serait encore mieux avec un succès mercredi face aux joueurs des Highlands, les seuls à l'avoir fait trébucher dans cette phase qualificative. Sevré depuis dix ans, le public du Parc des Princes n'attend rien de moins des Bleus.

Seuls Thuram, Vieira et Makelele

Pour la plupart des joueurs retenus par Raymond Domenech, le Parc des Princes ne parle pas plus que cela. Mis à part Lilian Thuram et Patrick Vieira, qui étaient du France - Italie de juin 1997, et Claude Makelele, qui avait disputé un France - Suède au mois d'avril de la même année, aucun autre Tricolore n'a foulé la pelouse du Paris Saint-Germain sous la tunique bleue. Si Mickaël Landreau, habitué des lieux, sera sans doute ravi d'évoluer sur un terrain où il a pris ses marques depuis plus d'une année, il vivra tout de même un baptême de feu en équipe nationale.

Pour Raymond Domenech, le Parc des Princes signifie quelque chose. Quand on évoque le sujet avec l'ancien patron des Espoirs, ce dernier se réfère à un douloureux souvenir qui, pendant près de quatre ans et demi, a hanté les mémoires bleues. " Mon seul souvenir au Parc, c'est celui de novembre 1993 et de notre élimination face à la Bulgarie (1-2). Ce souvenir me reste accroché ", a confié dimanche Raymond Domenech. N'oubliant jamais de combattre l'euphorie et tentant de garder son groupe concerné, le sélectionneur trouve des similitudes aux deux rencontres : "C'est bien dans un sens, car on est un peu dans la même situation aujourd'hui. A l'époque, tout le monde voyait la France déjà arrivée aux Etats-Unis et elle est restée là." La comparaison est sans doute quelque peu tirée par les cheveux puisque le match face à la Bulgarie était décisif, celui face à l'Ecosse nullement. Il représente cependant un tournant. Et c'est déjà pas mal.

Pour bien prendre le virage, l'équipe de France devra composer avec une pelouse sans doute fatiguée. Déjà obligés de s'expatrier au Parc des Princes en raison de la Coupe du monde de rugby, les Français ont peur de subir d'autres conséquences du grand rendez-vous de l'Ovalie après le match Afrique du Sud - Iles Samoa disputé dimanche au Parc. "Nous, on a besoin nous d'un terrain plat, il va falloir s'adapter, jouer en l'air et avec les Ecossais en face, merci pour eux, merci pour les Ecossais. Ça m'énerve", a conclu laconiquement Domenech. Pas de quoi pourtant. Les Ecossais réussissent bien aux Français sur le sol hexagonal. A domicile, la dernière défaite bleue face aux Britanniques remonte à 1950. Ajoutez à cela que le dernier France - Ecosse disputé au Parc des Princes (novembre 1989) s'était conclu sur un 3-0 net et sans bavure. Les Bleus n'étaient cependant pas allés au Mondial italien. Un succès mercredi aurait des conséquences certainement plus heureuses à la fin de la campagne.

Eurosport - Maxime DUPUIS