Vous restiez pourtant sur un bon match contre l'Allemagne et voilà la Lituanie vous a un peu ramené sur terre. Est-ce que cette régression est liée à la qualité de l'adversaire ou à un non match de votre part ?

R.T. : C'est un peu des deux. La Lituanie a bien joué mais nous n'avons pas su rentrer dans la rencontre non plus. Mais bon, ce n'est qu'un match. Dans deux jours, nous allons jouer notre place dans le groupe contre la Turquie. Ca va être une rencontre très importante. Il faut rester concentrer.

Au niveau personnel, vous prenez trois fautes très rapidement en trois minutes lors du premier quart temps. Etiez-vois surpris par l'agressivité lituanienne ?

R.T. : Oui c'est sûr je prends trois fautes rapidement. Mais bon, la première je ne comprends toujours pas le coup de sifflet de l'arbitre. Comme la deuxième. Mais bon, ce sont les aléas du basket. J'ai essayé de m'adapter mais ce n'est pas évident. Quand tu rentres sur le terrain et que tu as l'impression que tout va aller de travers, c'est difficile. C'est un match à oublier....

Il y a quand même une bonne nouvelle aujourd'hui, c'est la victoire de l'Italie contre la Turquie qui vous qualifie pour les quarts de finale. Ca vous console un peu ?

R.T. : Non, ça ne nous console pas du tout. On se prend 88 points "dans la bouche". Je peux vous dire que personne n'est content ce soir. Ca ne nous fait clairement pas plaisir. On ne se contente pas d'aussi peu... Surtout, vous regardez encore trop loin. Les quarts de finale sont loin. Il y a Turquie à battre d'abord. Et après on parlera des quarts de finale. C'est bien beau de se qualifier mais bon si on termine quatrième du groupe, nous allons devoir affronter l'Espagne chez eux en quarts. Ce n'est pas une perspective très agréable (NDLR : c'est désormais quasi impossible puisque la France est assurée de finir 3e de son groupe)...

Eurosport - Propos recueillis par notre envoyé spécial à Madrid, Glenn CEILLIER