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jeu 6 sep 2007

Boris Diaw estime que ce revers va être utile à la France pour la suite de l'Euro 2007

06 09 2007

B.D. : C'est sûr, on pourrait avoir deux victoires si on avait su tenir le match. On avait réalisé une bonne prestation jusqu'au déclic. Quand Rasho Nesterevic sort (Ndrl : pour une faute disqualifiante à la 23e), l'équipe slovène prend un certain rythme et on n'a pas su gérer ça. Inconsciemment, on s'est peut être dit qu'on avait gagné. Mais voilà, tous les Slovènes ont alors élevé leur niveau pour leur coéquipier. Ils ont commencé à mettre des tirs à trois points qui nous ont fait mal...

En revanche, si la Slovénie a trouvé un nouveau souffle, vous avez de votre côté pratiquement arrêté de jouer. Vous n'aviez plus de mouvement ni sur la balle, ni autours de la balle ?

B.D. : C'est clairement ça. On a pensé qu'on aurait pu dérouler. Je le répète mais inconsciemment, on a dû se dire qu'on pourrait y aller tranquille puisque leur joueur majeur était sorti. Mais ce n'est pas la réalité du terrain.

On a eu aussi l'impression que vous avez eu du mal à vous adapterau jeu slovène quand ils jouaient sans Lakovic ?

B.D. : C'est vrai. Ils ont bien joué même sans lui qui est pourtant le maître à jouer. Ils ont mis beaucoup de mouvement. La balle était un petit peu moins mobilisée. Ils ont réussi à faire tourner. Certains joueurs ont pris leurs responsabilités. On ne s'y attendait pas, c'est sûr. Et ça a payé pour eux.

Quelle importance accordez-vous à cette défaite pour la suite de la compétition ?

B.D. : Ce n'est pas anodin. Je pense qu'on a fait un bon match jusqu'à la sortie de Nesterovic. Il faut qu'on s'appuie là-dessus. Qu'on garde en tête ce que l'on a fait sur le début de match. On avait réussi à les faire déjouer. Il faut garder ça à l'esprit mais aussi ce souvenir de ce qui s'est passé sur la fin. De cette panne que l'on a eue en fin de match. Il faut construire là-dessus. Qu'on en apprenne quelque chose.

Pensez-vous avoir été un peu trop dépendant de Tony Parker sur la fin de match ?

B.D. : C'est possible. On a surtout beaucoup plus mal géré que contre l'Italie. Face à la Squadra, on a été dépendant de Tony pendant tout le match. Pas forcément sur la fin où plusieurs joueurs ont apporté leur pierre à l'édifice avec des paniers et des grosses défenses. Face à la Slovénie, tout le monde a été aux abonnés absents. Sauf Tony...

Offensivement, vous donnez l'impression d'avoir du mal à gérer vos temps forts. Votre jeu donne l'impression qu'il n'y pas d'alternative...

B.D. : Je ne pense pas. Offensivement, ça va. On arrive à trouver pas mal de solutions. Ce soir, on a réussi à mettre dans le rythme Ronny par exemple. C'est une pièce très importante pour la suite de la compétition. On a besoin de jeu intérieur. Egalement sur les post-up, Tariq et Yakhouba peuvent faire mal à l'intérieur grâce à leur vivacité. Je pense que ça va. Et que c'est uniquement sur cette fin de match où on a lâché dans notre tête. En revanche, on n'a pas eu beaucoup de shoots extérieurs. On n'a pas eu de shoots ouverts comme on en avait eu lors des deux matches précédents. Peut-être qu'on a eu un jeu de passe plus pauvre que contre l'Italie. Il va falloir que l'on trouve la solution à cela. Mais, à mon avis, ce problème n'était que sur ce match là.

Après cette défaite et avec ce qui se passe dans les autres groupes (ndrl : revers de l'Espagne, de la Grèce...), avez-vous l'impression que cet Euro va être plus ouvert que vous ne le pensiez ?

B.D. : Ca s'est sûr. Dans les autres groupes, d'autres équipes, comme la Lituanie, montrent un très beau visage. C'est un Championnat d'Europe qui va être difficile. Mais des défaites comme ce soir (ndrl: mercredi) vont nous servir.

Eurosport - De notre envoyé spécial à Alicante, Glenn CEILLIER

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