mar 4 sep 2007
Raymond Domenech a vu sa sanction confirmée par l'instance d'appel de l'UEFA
04 09 2007Allez vous faire un dernier recours après votre suspension?
Raymond Domenech : "Pour moi c'est terminé. Je serai dans la tribune samedi pour Italie-France. Je n'ai pas de réaction. Il y a eu une décision qui est tombée. Point. Je vous renvoie (aux paroles d'une chanson) à de Serge Gainsbourg: "No Comment". On Réglera les comptes sur le terrain."
Ca vous fait quand même quelque chose...
R. D. : "Personne n'est satisfait (après une telle suspension). Mais, en rugby, c'est une obligation pour les entraîneurs, ils sont tous dans la tribune. En Angleterre, des entraîneurs sont souvent dans les tribunes, un peu en hauteur. Je vais prendre de la hauteur, du recul."
L'instance d'appel de l'UEFA aurait pu alourdir la sanction...
R. D. : "C'était déjà beaucoup. Ca aurait été énorme. Mais je n'ai pas pensé à pire."
Comment s'est passée votre audition mardi matin devant la commission d'appel de l'UEFA?
R. D. : "J'ai dit ce que je pensais devoir dire. J'ai l'impression qu'on a été entendus. Ils m'ont même enlevé l'amende. On a obtenu quelque chose, comme a dit le président (de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, qui l'avait accompagné devant l'UEFA). Maintenant c'est tombé. Après, le plus important, c'est Italie-France."
Vous ont-ils dit d'être plus mesuré dans vos déclarations à l'avenir?
R. D. : "Si on m'avait demandé de faire attention, on m'aurait mis un sursis."
Le plus gênant, dans cette suspension, c'est l'interdiction de vestiaires à la mi-temps?
R. D. : "Oui, le plus gênant, c'est l'absence dans les vestiaires à la mi-temps. Avant le match, être dans les vestiaires n'a aucun intérêt, les joueurs sont dans leur bulle. Si le travail a été bien fait, il n'y a rien à dire. A la mi-temps, des fois aussi, il n'y a rien à dire. Sans moi, avec moi, l'important c'est de gagner, le but suprême c'est de bien préparer un match, de construire une équipe qui n'a pas besoin de béquilles en permanence."
Ca vous est déjà arrivé?
R. D. : "Ca m'était déjà arrivé une fois comme entraîneur de club d'être dans les tribunes, je ne me souviens que du résultat. Mais ce n'était pas un bon moment à passer."
Vous voyez cela comment, comme une expérience?
R. D. : "Oui, j'essaie toujours de positiver. C'est une expérience intéressante, surtout pour des joueurs qui ont suffisamment de maturité."
Ribéry dit pourtant que c'est important de vous voir sur le banc, dans les vestiaires...
R. D. : "C'est une autre expérience qu'il vivra avec ce match. Je ne dis pas que c'est viable tout le temps, mais ça demande à se serrer les coudes, à appréhender comment surmonter cela."
Avez-vous pensé à transmettre quand même des consignes en dépit de l'interdiction de communication?
R. D. : "Avec la transmission de pensée... Pas avec les SMS, je ne sais pas comment ça marche... Non, non, la vraie transmission de pensée (il émet comme un bruit d'ondes radio, ndlr)..."
C'est quand même un match très important pour la France...
R. D. : "Italie-France est décisif pour... l'Italie. Ecosse-France (le 12 septembre) c'est capital pour la France. Pour moi, le match contre l'Ecosse est plus important que celui de l'Italie. Car l'Italie, on les a déjà battu à l'aller. Si on ne bat pas l'Ecosse, c'est mal pour nous..."
L'absence de Materazzi, c'est une bonne chose?
R. D. : "L'équipe italienne ce n'est pas mon souci, l'entraîneur italien gère son équipe avec les joueurs qu'il a."
Eurosport