VALENCIENNES : La mue de l'ancien promu. Du championnat National en 2004 au statut provisoire de dauphin de L1, VA a grandi. Un jeu plus ambitieux, des bases fortifiées, les Nordistes ont tiré profit de leur année d'apprentissage parmi l'élite. Les Valenciennois n'affichent qu'une seule défaite et surtout un jeu plus audacieux à l'extérieur, en témoigne leur victoire probante à Lorient (1-3). Le timide promu a digéré son accession et sait désormais exporter son savoir faire hors de Nungesser. La nouvelle armada de Kombouaré recèle de nombreux artilleurs : Savidan, Audel et Pujol notamment. Un potentiel intéressant, reste à confirmer.

BORDEAUX : Dans un championnat à la recherche de certitudes, restent quelques valeurs sûres. De celles qui vous rappellent que la L1 n'est pas qu'un bal des novices qui aiment à renverser la hiérarchie, à envoyer paître l'ordre établi, Bordeaux est de celles-ci. Stable, fidèle au poste. Le changement d'entraîneur n'a pas entamé la régularité girondine. Troisième au classement après une victoire intéressante face à Monaco, les Bordelais séduisent par leur allant offensif. David Bellion, fraîchement débarqué de Nice et déjà 4 réalisations au compteur, symbolise cette impulsion. Laurent Blanc a réussi ses débuts d'entraîneur et Bordeaux, désormais sur le podium (3e), avance à découvert. Ses ambitions sont connues, sa suite de championnat sera-t-elle à la hauteur ?

MONACO : Le Rocher a retrouvé un peu de sa superbe. Le goût du haut de tableau oublié ces dernières saisons. Revoilà les Monégasques qui peuvent de nouveau nourrir de belles ambitions. Anonyme 9e l'an passé, l'ASM a parié sur la stabilité de son effectif confié au tacticien Ricardo. Le Brésilien, auréolé d'une réputation de coach à la frilosité offensive désolante, a insufflé à ses hommes un schéma de jeu débridé. Bien aidé par un trident offensif devenu complémentaire. Jan Koller, le géant tchèque a retrouvé confiance après son doublé à Sochaux, Frédéric Piquionne, toujours aussi régulier, enchaîne les sorties de haut vol alors que Jérémy Menez semble enfin allier talent et efficacité. Le revers à Bordeaux samedi dernier a, certes, mis fin à une impressionnante série de 4 victoires. Monaco semble pourtant armé pour faire honneur à son statut de grosse écurie de L1. Une réputation qui commençait à jaunir sous le poids des années de disette.

LORIENT : Les Merlus naviguent dans des eaux jusqu'ici inconnues. Après avoir décroché le premier maintien de son histoire la saison dernière, Lorient a pris confiance. Les Bretons ont même goûté aux joies éphémères, certes, du leadership après avoir disposé du sextuple champion de France lyonnais au Moustoir (2-1, 4e journée). Depuis, les hommes de Gourcuff n'ont plus gagné mais pointe à une encourageante septième place. Mené par un duo offensif Vahirua-Saïfi tout en technique, Lorient veut ranger son rétroviseur et pourquoi pas viser plus haut que ses ambitions de début de saison.

Quelques autres révélations

Alors que Caen et surtout Metz sont enlisés dans les bas-fonds du classement , Strasbourg est le seul promu à s'extirper du grupetto à la faveur d'une solide défense. Habib Bellaïd, la révélation, et Stéphane Cassard, solide portier, assurent la solidité de l'arrière-garde alsacienne. Bilan : seulement cinq buts encaissés et une huitième place provisoire.

Les courbes de forme du Mans (10e) et de Nice (9e) ont fini par se croiser. Le MUC 72 a démarré sa saison en trombe par trois victoires consécutives avant de marquer le pas. Si le plan de vol est respecté jusqu'à présent, le départ de Grafite vers Wolfsburg dans les ultimes heures du mercato risque d'affaiblir le collectif sarthois. Les Aiglons niçois ont emprunté le chemin inverse. Départ poussif mais crescendo. Deux victoires au Vélodrome puis face à Lens ont redonné des ailes au Gym. Le retour en forme de Baky Koné n'y est sans doute pas pour étranger.

Eurosport - Martin MOSNIER