lun 3 sep 2007
Jérôme Rothen est rassuré par les progrès de son équipe
03 09 2007J.R. : Il y a eu de bonnes choses, à part notre début de match. Une fois qu'on a pris le but, on a su réagir et ça, c'est déjà une très bonne chose. Ensuite, on a su emballer le match. On est revenus assez vite au score. On aurait mérité de marquer un second but mais, malheureusement, il nous a manqué la dernière passe et le dernier geste. On les a bien contrôlés. On a également su dépasser notre rôle par moments pour aller créer le danger chez eux. Je pense que c'est notre match le plus solide au Parc depuis le début de saison. C'est de bon augure pour la suite.
Paradoxalement, ce résultat n'est-il pas rassurant ?
J.R. : On a confirmé notre bonne performance du Mans (victoire 2-0). Pendant 70 minutes, on a été à la hauteur de l'événement et de l'ambiance. Il y a eu une superbe ambiance et cela aurait été bien de gagner pour tout le monde. Il nous manque juste ce petit but mais ça va venir. On a quand même montré que, comme on a pu le lire, on n'a pas peur de jouer à domicile et qu'on est capable d'enflammer le Parc et de créer du jeu. Maintenant, il faut être capable de gagner. C'est dans la continuité mais, au niveau comptable, on est encore en retard par rapport à ce que l'on espérait.
Ce match peut-il vous aider à vous libérer au Parc des Princes ?
J.R. : Je suis plus rassuré après un match nul comme celui-là qu'après ceux que l'on avait fait depuis le début de saison. Par exemple, contre Lille, Metz ou Sochaux. On avait peut-être moins de certitudes. Là , on a fait ce qu'il fallait pour essayer de gagner. On a mis un gros rythme pendant plus d'une heure. On a fait subir beaucoup de pression aux Marseillais. C'est ce qui doit être notre force au Parc cette saison et qui n'a pas toujours été le cas. On doit s'appuyer là -dessus pour essayer de gagner au plus vite. Si on arrive à refaire des matches aussi pleins contre d'autres équipes que Marseille, je pense qu'on arrivera à gagner beaucoup de matches au Parc.
Pourtant, sur un plan comptable, le PSG n'avance pas beaucoup. Cela vous inquiète-t-il ?
J.R. : On a un groupe qui vit bien. A part la grosse claque contre Lorient au Parc, comme l'année dernière j'allais dire, on est toujours ressorti de nos matches avec au moins un point donc c'est quand même un bon signe de ne perdre qu'un match sur sept. C'est sûr qu'on n'en a également gagné qu'un. Mais ça veut dire que l'on fait quand même preuve de solidité et de caractère. Face à Marseille, comme face à Lille, on a su revenir au score. Cela veut dire qu'on ne lâche pas. Après, pour exister dans ce championnat, il va falloir enchaîner les victoires car on n'avance pas avec des nuls, on le sait.
A une autre époque, on aurait déjà parlé de début de crise...
J.R. : Que ce soit les journalistes, ceux qui aiment le club, les dirigeants ou les joueurs, je pense qu'on arrive à relativiser par rapport à ce qui s'est passé la saison dernière. Il faudrait être bête pour repartir dans des pressions qui ne servent à rien après sept journées. Ça n'est pas parce qu'on a que huit points aujourd'hui que l'on va finir dans la charrette à la fin de l'année. Il faudra faire le bilan à la 38e journée. En attendant, on ne lâchera rien. L'année dernière, il y a eu une révolte pour se maintenir. Mais même si on est 13e, il n'y a pas péril en la demeure. Et vus nos deux derniers matches, j'ai vraiment la certitude qu'on peut faire de belles choses.
A titre personnel, on a l'impression que vous montez également en puissance. Comment vous sentez-vous dans ce système en 4-3-3 ?
J.R. : (Rires) Je n'étais pas à la ramasse avant ! Je me sens bien. J'ai confirmé à ce poste-là ma bonne performance du Mans. Nous, on fait ce qu'on nous demande. Il y a des avantages dans les deux systèmes. Maintenant, peut-être que nous avons été plus solides dans ce système sur les deux derniers matchs. Si on doit continuer comme ça, on va essayer de le faire de mieux en mieux. Si on doit revenir au 4-4-2... on a fait également de très bons matchs comme ça.
Avez-vous été surpris de voir Pauleta débuter sur le banc ?
J.R. : On est un groupe de 18. On peut jouer avec tout le monde. Il sera amené à disputer d'autres matchs. Il ne faut pas ressortir un joueur. Face à Marseille, il a été nickel dans son comportement. Il est entré en jeu et a donné le maximum. Mais je n'ai pas à juger les choix de l'entraîneur. Il n'y a pas marqué dans son contrat qu'il ne peut pas jouer en 4-4-3.
Quel premier bilan tirez-vous après sept journées ?
J.R. : J'espérerais avoir 21 points sur 21 ! Mais voilà , aujourd'hui on n'a que huit points. On perdu des points bêtement chez nous. Il faudra faire comme au Mans, à savoir aller gagner à l'extérieur, puis arriver à gagner un match au Parc pour remonter au plus vite. Si on ne gagne pas chez nous, on ne pourra pas exister dans ce championnat. Nous, c'est sûr qu'on préférerait être dans la première partie de tableau. Mais je pense qu'on monte en puissance. Il nous manque juste une série, être capable d'enchaîner deux ou trois victoires de suite. Cela dit, on reste sur une bonne série de matches où l'on ne perd pas et c'est aussi important pour la confiance. Mais on a des certitudes et je pense qu'on peut faire de belles choses.
Finalement, cette mini-trêve arrive-t-elle au mauvais moment ?
J.R. : Oui, on aurait aimé continuer sur notre lancée. Mais les organismes sont fatigués après sept matches. On va se reposer et bien préparer le prochain déplacement à Monaco dans quinze jours. Il sera important pour bien redémarrer une nouvelle période avec beaucoup de matchs. On espérera continuer à ne pas perdre et aligner des victoires.
Eurosport - Propos recueillis par Anthony PROCUREUR, au Parc des Princes