jeu 30 aoû 2007
Pape Diouf est en colère après la prestation de l'Olympique de Marseille face à Nice
30 08 2007PAPE DIOUF, on parle avec insistance du départ d'Habib Beye vers Newcastle, qu'en est-il ?
P.D. : Il y a effectivement une possibilité. Habib n'a peut-être pas apprécié d'être mis à l'écart contre Caen. Il considère aussi que la prolongation de trois ans que nous faisions n'était pas suffisante pour lui. La revalorisation de son salaire était pourtant conséquente. Enfin, compte tenu de son âge, il a aussi peut-être souhaité signer un ultime et intéressant contrat.
Son départ est-il acquis ?
P.D. : Pratiquement. Nous n'avons pas mis notre véto à son départ. Les derniers détails devraient être réglés jeudi. Pour le remplacer, nous privilégions des solutions internes. Laurent Bonnart a montré par exemple des qualités à ce poste. Par ailleurs, Modeste M'Bami va rester à l'OM. Pour les arrivées, nous allons voir ce que l'on peut faire d'ici à la fin du mercato car il peut toujours y avoir des mouvements dans les derniers instants.
Revenons au match catastrophique de l'OM face à Nice (0-2) ...
P.D. : Ce soir, c'est une colère froide qui m'habite. Nous avons touché le fond... L'OM n'a pas le droit de jouer comme il l'a fait contre Nice. C'est un non-match absolu. Nous avons été dominés dans tous les compartiments du jeu : tactique, technique, physique. Nos joueurs ont été fantomatiques. Cette contre-performance est d'autant plus surprenante que nous sortions d'un bon match à Caen. Il y a de vrais problèmes à résoudre. C'est difficile de trouver des solutions à chaud. José, Albert et moi allons maintenant inventorier tout ce qui ne va pas. Notre devoir est de mettre le doigt là où ça fait mal.
Justement, cette contre-performance remet-elle beaucoup de choses en questions ? Comme votre recrutement estival ?
P.D. : Tout cela amène effectivement à une réflexion, en tout cas à une reprise en main très complète de ce qui se passe, histoire de redémarrer le championnat sous d'autres auspices. Nous ne pouvons accepter que, chez nous, nous ne sous soyons pas créé une seule occasion de but véritable, que l'équipe adverse nous dicte complètement sa loi, que des joueurs sur lesquels nous avons misé beaucoup, lourdement, semblent avoir plus le niveau de la DH que celui requis pour jouer à l'OM.
Albert Emon est-il menacé ?
P.D. : Cette question amuse apparemment la galerie. Je ne suis pas au point de dire "tel ou tel est menacé". Pourquoi certains joueurs ne seraient-ils pas menacés? Dans cette affaire-là , tous ceux qui ont des responsabilités doivent les assumer. Nous ne pouvons rester les bras croisés et laisser la situation se dégrader.
Dimanche, l'OM se déplace à Paris avec une grosse pression.
P.D. : Les déplacements à Paris sont toujours très périlleux. Que le PSG soit dernier ou premier ne change rien car cette rencontre a une saveur particulière. Avec nos résultats très en deçà de nos objectifs, nous n'avons pas le choix. Nous devons assumer pleinement ses responsabilités et prendre des points à Paris.
Eurosport - De notre correspondant à Marseille, Vincent BANTIT