A 30 ans, l'attaquant va vivre une énième reconstruction de la Maison Blanche. Mais si les dernières en date ont souvent été douloureuses, celle-ci a des chances d'être joyeuse et probablement plus apaisée. Avec un nouvel entraîneur (Bernd Schuter), de nouveaux joueurs (Saviola, Dudek, Metzelder, Pepe), Madrid se construit une nouvelle philosophie. Moins clinquante, moins galactique que par le passé récent. Et qui devrait plus se reposer sur le capitaine du club de la capitale, Raul. Bernd Schuter ne l'a d'ailleurs pas caché. Dès son arrivée au Real, l'Allemand a confié voir en l'international espagnol "le symbole du Real Madrid. Il sera l'une des pièces essentielles de mon schéma de jeu."

"Le même état d'esprit"

Comment pourrait-il en être autrement ? Des premières années fastes à la décrépitude des Galactiques, Raul a tout connu à Santiago Bernabeu. Dans les moments difficiles, l'attaquant n'a jamais baissé les bras. Si son influence dans le vestiaire a parfois pâti de la surreprésentation des stars étrangères, Raul n'est jamais parti. Les autres oui. Et aujourd'hui, le capitaine est redevenu le maitre à bord. Et compte donner le la à ses partenaires. "Je vais revenir travailler avec beaucoup d'envie. Comme je l'ai toujours fait. J'attends de l'équipe qu'elle maintienne le même état d'esprit que lors du dernier match de la saison dernière. Si tel est le cas, nous pourrons espérer remporter toutes les compétitions que nous disputerons."

Le discours est entendu. Et attendu. Mais laisse suinter une ambition toujours débordante. Malgré un palmarès long comme le bras et garni, notamment, de trois victoires en Ligue des Champions (1998, 2000 et 2002), Raul conserve l'énergie d'un junior. Et va faire de son mieux pour faire en sorte que celle-ci soit communicative. A priori, le message n'aura pas besoin d'être martelé puisque ses coéquipiers tiennent à quelques détails près le même discours. Fabio Cannavaro confirme : "La différence avec les autres équipes tient au fait que nous avons un mental particulier. On l'a vu l'an passé. A nous de le conserver." C'est sûr, l'état d'esprit est là. Reste à construire l'équipe.

Eurosport - M.D.