Et pourtant, l'histoire catalane de Giuly a été belle. Le finaliste de la Ligue des Champions 2004 est l'un des seuls Français de l'histoire à s'être imposé au Camp Nou. Cette année encore et malgré la concurrence du prodige argentin, le natif de Lyon était l'un des joueurs les plus utilisés du Barça (27 matches de Liga et 8 en Ligue des Champions). Un joueur très apprécié du club. Son premier coup de fil après sa signature romaine a d'ailleurs été pour Joan Laporta, le président barcelonais, pour le remercier pour ses belles années passées en Catalogne.

Et les Bleus ?

Mais voilà, à 31 ans, Giuly voulait relancer sa carrière. Et surtout continuer de jouer dans un club ambitieux. A la Roma, il ne va pas être déçu. Deuxième de Serie A l'année dernière, la Louve a soif de titre. Le club romain veut le scudetto mais aussi la Ligue des Champions. Des ambitions qui épousent celles du néo-Giallorosso. "Je suis venu pour vaincre", annonce-t-il. Demandé par Newcastle, Manchester City, la Fiorentina mais aussi Monaco et un temps Marseille, le "lutin" arrive donc dans un club huppé. Encore une fois. Et en quittant le Barça, il ne dit pas au revoir à la concurrence. Loin de là !

Luciano Spalletti, l'entraîneur romain, possède déjà un effectif bien fourni. Surtout en attaque où les talents sont nombreux. Dans le 4-3-3 habituel de la Roma, "Ludo" sera en concurrence avec Mancini et Taddei. Du lourd. Mais il ne s'en fait pas. Pour l'instant, il est tout content d'arriver dans une équipe qui privilégie également le football offensif. Et aussi de pouvoir jouer aux côtés de Francesco Totti. "Je suis venu ici pour gagner des titres en espérant marquer des buts aussi important que celui inscrit face au Milan AC en demi-finale de la Ligue des Champions", prévient-il.

Une question revient maintenant sur toutes les lèvres : cette arrivée en Italie va-t-elle changer la donne pour l'avenir de Giuly en équipe de France ? Laissé de côté par Raymond Domenech depuis le 12 octobre 2005 et une histoire de texto avec Estelle Denis (ndrl : la compagne du sélectionneur), le milieu de terrain est devenu indésirable en Bleu. Trop rarement titulaire en Espagne, son statut pourrait changer en Italie s'il s'impose comme un joueur incontournable de la Roma. Domenech serait alors devant une impasse. Et devrait peut-être revoir sa position. Une chose est sûre : le feu-follet commence bien une nouvelle vie...

Eurosport - Glenn CEILLIER