lun 16 juil 2007
le Danois Michael Rasmussen préfère ne pas s'emballer
16 07 2007Durant la dernière ascension, à quoi avez-vous pensé? Au maillot à pois? Ou au maillot jaune?
Michael RASMUSSEN: J'ai attaqué pour prendre le maillot à pois et gagner l'étape. Au fur et à mesure de la journée, la conquête du maillot jaune est devenue une possibilité.
En franchissant la ligne, vous n'avez pas levé les bras. Vous pensiez à prendre un maximum de temps à vos adversaires?
M.R. : Absolument. Je savais que pourrais prendre le maillot jaune, mais je pensais que ce serait très serré, que ça se jouerait à quelques secondes. Alors je ne voulais surtout pas prendre de risques. Il n'y avait pas la place pour faire la fête sur la ligne. J'aurais tout le temps de le faire lors de la journée de repos. Il s'agissait de prendre le plus de temps possible aux autres.
Samedi, vous sembliez frustré après l'étape du Grand-Bornand&hellip
M.R. : Il y a eu un petit problème de communication dans l'équipe, mais c'est oublié. Nous en avons parlé entre nous au briefing dimanche matin. Mon objectif à Tignes, c'était de me débarrasser de la frustration de ne pas avoir attaqué la veille pour la victoire. Mais en fait je n'étais pas prêt hier. J'étais peut être trop ambitieux hier je n'avais pas les jambes pour gagner. Je les avais dimanche et l'équipe a vraiment très bien couru.
Tout s'est déroulé selon votre plan?
M.R. : Oui, tout s'est passé comme prévu. Nous voulions que l'échappée ne possède pas plus de deux ou trois minutes d'avance au pied du Cormet de Roselend, afin de me permettre de revenir. J'ai senti que c'était le bon moment pour attaquer. A vrai dire, j'ai été un peu surpris de réussir à creuser l'avantage sur la montée d'Hauteville, car ce n'est pas une ascension qui se prête à une échappée solitaire, d'autant qu'il y avait du vent, et ce n'était particulièrement raide.
Pensez-vous que vous pouvez gagner ce Tour de France?
M.R. : Je ne sais pas. Il reste encore deux semaines de course jusqu'à Paris et je dois négocier 110 kilomètres de contre-la-montre, ce qui n'est vraiment pas ma spécialité comme je l'ai montré par le passé. Il n'y a vraiment rien de fait. Je suis donc réaliste par rapport au maillot jaune. Les Pyrénées s'annoncent très dures cette année, c'est plutôt à mon avantage. Mais encore une fois, il y a ces deux chronos. Mais en ce qui concerne le maillot à pois, c'est ce qui m'intéresse le plus et je crois que je peux le défendre pendant les deux prochaines semaines.
Avez-vous travaillé spécifiquement le contre-la-montre?
M.R. : Non. Je suis un pur grimpeur. Si je dois garder le maillot jaune jusqu'au bout, il me faudra grimper plus vite que je ne l'ai jamais fait, car je sais que je vais perdre beaucoup de temps dans les deux chronos. Il y a deux ans, je ne suis pas passé loin du podium. Sans toutes ces chutes dans le chrono de Saint-Etienne, je serais monté dessus. Depuis, l'idée de pouvoir remporter un jour le Tour me traverse l'esprit&hellip
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