Une semaine avant le début de la Coupe d’Europe
Par Sport Magazine,
lundi 16 octobre 2006 à 22:23 :: General
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Une semaine avant la Coupe d’Europe, avez-vous été rassurés par la performance de vos joueurs ?
Patrice Lagisquet : Non, pas complètement. Nous avons manqué de maîtrise. Nous n’avons pas su alterner et nous avons été bien bloqués en première mi-temps. On s’est évertué à vouloir donner du volume au jeu avant de se faire contrer la plupart du temps mais nous avons manqué de lucidité, de clairvoyance.
Fabien Galthié : Nous, notre première mi-temps a été très, très bonne que ce soit dans l’alternance, la vitesse et les options. C’était parfait. Nous étions dominateurs en mêlée. En touche, on faisait jeu égal, ce qui est bien face à un alignement comme celui de Biarritz. Nous avons réussi à faire ce que nous voulions. On s’est retrouvé avec un essai et des temps forts concrétisés par des drops et des pénalités. En deuxième mi-temps, on commence bien mais les vingt dernières minutes sont très difficiles. Nous n’avions plus de troisième ligne et nous ne tenions plus le ballon.
Quels sont les secteurs qui n’ont donc pas fonctionné ?
P.L. : Nous avions demandé aux joueurs de produire du jeu pour voir où l’on en était. On ne va donc pas se plaindre de leur volonté mais j’aimerais revoir certaines choses. J’ai l’impression que tout le monde n’a pas participé de la même manière en première mi-temps. Nous avons été pris dans le combat et tous n’ont, me semble-t-il, pas accepter de relever ce défi. Il y a eu des choses intéressantes, sur lesquelles on peu travailler. On doit par exemple améliorer les libérations au sol. En mêlée, on doit retenir des leçons.
F.G : Nous avons été beaucoup sanctionnés. Il y a un problème dans ce domaine, nous avons été dominateurs dans le jeu tout en étant trop indisciplinés. C’est vraiment le point noir. C’était déjà le cas à Montauban ou à Toulouse. Nous avons un problème d’adaptation à l’arbitrage. Nous avons eu également quelques temps forts qui n’ont pas été très bien concrétisés. On affrontait Biarritz qui reste sur deux titres de champion de France. La motivation était bien là.
Comment allez-vous préparer l’ouverture de la Coupe d’Europe ?
F.G. : Nous allons affronter les Italiens de Calvisano qui sont en tête de leur Championnat. Ce sera, comme toujours, un math compliqué. Nous allons récupérer nos Italiens en bonne santé alors que Pierre Rabadan et Antoine Burban ne seront pas aptes. On va bricoler comme on le fait depuis deux ou trois semaines. Nous n’avons pas vraiment le choix. On s’adapte.
P.L : Nous n’avons pas encore travaillé sur cette équipe de Northampton. Pour nous, ce qui est important, c’est de retrouver le rythme de la Coupe d’Europe. En général, nous avons du mal lors de notre premier match. Il faudra mettre du volume et montrer des intentions.
Comment aborde-t-on un match au Stade de France ?
P.L. : C’est à chaque fois un bel événement. Il faut donc être à la hauteur. Les joueurs sentent cette ambiance particulière à l’échauffement. C’est une motivation supplémentaire. Il y avait une volonté commune de faire du jeu.
F.G. : C'est vrai, les équipes voulaient jouer. Nous n’avions pas de pression supplémentaire. Nous avons dépassé ce contexte. (Il regarde Patrice Lagisquet) Les Biarrots ont l’habitude de venir jouer au Stade de France. Nous aussi. Les joueurs sont à l’aise dans la préparation de ces matchs.
On pensait voir Damien Traille, on a surtout vu David Skrela samedi. Que pensez-vous de la performance des ouvreurs dans ce match ?
P.L. : Damien a joué sous pression. Il n’a pu vraiment jouer dans de bonnes conditions. Nous ne l’avons pas trop aidé en n’ayant pas une conquête nette. On n’a pas joué en avançant en première mi-temps. Il s’est ensuite rebellé en deuxième en prenant quelques initiatives.
F.G. : Nous étions bien en place dans les quarante première minutes avant de perdre notre troisième ligne. Et les Biarrots ont pu avancer. David a fait un bon match.
Jean-François PATURAUD
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