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dim 24 juin 2007

France Championnats de natation Laure Manaudou n'a pas levé les inquiétudes

24 06 2007

Expatriée en Italie, Laure Manaudou n'a pas levé les inquiétudes après avoir disputé trois courses bien en deçà de ses chronos à l'inverse d'Alain Bernard, épatant sprinteur lors de la première journée des Championnats de France, dimanche à Saint-Raphaël. Pour sa première finale depuis les Mondiaux de Melbourne et sous l'ère italienne du club de LaPresse à Turin, Manaudou s'est élancée en tête du 800 m nage libre qu'elle a maîtrisé, certes, de bout en bout, mais qu'elle a conclu en 8 min 31 sec et 26/100, soit à 12 secondes de son record d'Europe, établi en mars en Australie.

La double championne du monde de Melbourne (400 m et 200 m libre), très attendue après la séparation sous vent de houle médiatique d'avec son mentor Philippe Lucas, n'a pas levé les interrogations autour du bassin aux vues de sa très quelconque prestation. Mais avec seulement six semaines d'entraînements en trois mois, Manaudou, aussi exceptionnelle soit-elle, ne pouvait sans doute guère espérer mieux. "Ça s'est bien passé. J'ai eu mal mais c'est normal car c'était ma première compétition", a soufflé celle qui est toujours licenciée au Canet et qui a inscrit huit courses à son programme.

Loin des chronos d'autant

Objet de toutes les attentions dans le Var, la star Française a semblé à mille lieux des chronos. "Je ne m'étais pas fixé de temps", a-t-elle confié après avoir nagé, bonnet jaune du Canet sur la tête, sous le regard de son compagnon, l'Italien Luca Marin. Alignée dans le relais 4 x 200 m libre, Manaudou n'a pas non plus couru après le chrono. Elle a nagé au ralenti (2:06.53). Etonnant voire incompréhensible pour la détentrice du record du monde en 1:55.52.

Selon son souhait, Manaudou a auparavant disputé le 200 m papillon, une première dans une grande compétition hexagonale. Elle a terminé troisième de l'épreuve (2:12.73), remportée par la spécialiste Aurore Mongel en 2 min 10 sec 63/100. La Mulhousienne s'est offert sur la distance sa quatrième couronne en grand bassin après avoir battu le record de France en demi-finales des Mondiaux en mars. Attirée par la présence de Manaudou, la presse s'est délectée de la prestation d'Alain Bernard, qui a réalisé une course exceptionnelle sur le 50 m libre, décrochant enfin son premier titre national tout en battant le record de France avec 21sec 76.

Bernard vole la vedette

Et, cerise sur le gâteau pour ce brillant tacticien, Bernard a réalisé la meilleure performance mondiale de la saison, la troisième de tous les temps, à seulement 12/100 du record du monde du Russe Alexander Popov. De bon augure pour les Jeux de Pékin à condition toutefois qu'il ne se relâche pas comme à Melbourne... "Je ne réalise pas. Je n'ai pas envie de réaliser. Je prends de plus en plus de plaisir en nageant", a expliqué l'Antibois, qui se savait capable de nager sous les 22 secondes mais ne s'attendait pas à un tel chrono.

A 24 ans, Bernard s'est installé définitivement comme le sprinteur tricolore après avoir battu deux fois de suite cette saison le record de France du 100 m libre (48.81 puis 48.56). Et ce grand blond bien sympathique pourrait bien nager pour une troisième nouvelle marque lundi. "J'ai envie de continuer. Il faut que je récupère bien. Je peux partir aussi vite. Il va y avoir de la concurrence", a poursuivi le Provençal, entraîné depuis plusieurs années par Denis Auguin. En sprint féminin, le titre est revenu à Malia Metella (25.21), qui a honoré son nouveau club toulousain en guidant ses coéquipières vers le record de France du relais 4 x 200 m libre (8:13.88).

Eurosport - AFP

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