William Gallas souhaite affronter la Géorgie
Par Sport Magazine,
mardi 5 juin 2007 à 10:55 :: Football
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En s'accrochant, en serrant les dents par instants, le soldat Gallas a tenu le coup. Samedi face à l'Ukraine (2-0), associé à son compère Lilian Thuram, le défenseur central gauche de l'équipe de France a parfaitement honoré sa cinquante-cinquième sélection sous le maillot tricolore. Malgré une délicatesse au niveau de la cuisse, celui qui porte le numéro 10 à Arsenal a fait le travail devant Voronin. Ménagé les deux derniers jours précedant la rencontre, l'ancien Marseillais n'a pas sourcillé et pleinement participé à la prise de pouvoir de l'équipe de France dans le groupe B des éliminatoires du Championnat d'Europe 2008.
Je n'étais pas à 100%", a-t-il tout de même lancé à l'issue du match, samedi. A moins de quarante-huit heures du France-Géorgie d'Auxerre censé marquer la fin de la saison, le Gunner n'a toujours pas recouvré la plénitude de ses moyens physiques. Et quoi qu'il arrive ne sera pas au maximum de ses possibilités. Pour autant, pas question de lever le pied. Lundi, le défenseur a participé à un entraînement à la carte et n'imagine pas regarder la rencontre face aux Géorgiens assis dans les tribunes de l'Abbé-Deschamps. D'autant que William Gallas est persuadé "que ça ne va pas être un match évident. C'est un vrai piège. "
"Je ne me sens pas fatigué"
A l'issue de l'exercice 2006/2007 qui ne restera évidemment pas comme le plus mémorable de sa carrière et qui lui a réservé plus de blessures et de périodes de repos forcé que de satisfactions, William Gallas a encore faim. Et ne se sent absolument pas extenué. "Je ne suis pas fatigué car j'ai traversé trois mois de blessure, assure-t-il sur le site officiel de la Fédération Française de Football. J'ai pu souffler un peu durant la saison. Si je ne suis pas à 100%, je sais néanmoins qu'il faudra être présent. " Les attaquants géorgiens ne sont pas les plus dangereux du Vieux Continent. Mais la présence de William Gallas n'est jamais superflue.
En plus d'être un porte-bonheur puisque l'équipe de France version Domenech ne s'est inclinée qu'à trois reprises et à chaque fois sans lui, William Gallas constitue avec Lilian Thuram une des meilleures charnières centrales du monde. En effet, les Bleus n'ont encaissé que cinq petits buts lorsque la paire Thuram-Gallas était sur le pré depuis mai 2006 et le match de préparation à la Coupe du monde face au Mexique (1-0). Ajoutez à cela que les Tricolores n'ont été pris de court qu'une seule fois dans le jeu (face à la Corée du Sud lors du Mondial). Loin d'être un hasard. Si Lilian Thuram incarne la sagesse et la maitrise, William Gallas est un batailleur qui ne s'avoue jamais vaincu. "J'ai toujours été comme cela , assume-t-il volontiers. J'aime tout donner durant 90 minutes. J'aime montrer à mon adversaire direct que je suis meilleur que lui. " Une habitude et un exemple à suivre pour ses partenaires de l'équipe de France.
Eurosport - Maxime DUPUIS
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