Héros du derby rhônalpin contre Saint-Etienne (2-1)
Par Sport Magazine,
lundi 16 octobre 2006 à 22:18 :: General
:: #78
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Juninho, Lyon se déplace à Kiev qui a perdu ses deux premiers matches en encaissant 9 buts. Comment ne pas penser encore à une large victoire ?
Contrairement à ce que vous croyez, ce match s'annonce difficile. Pour Kiev, ce sera la dernière chance d'accrocher une qualification. Les Ukrainiens vont jouer leur finale contre nous.
Gagner à l'arraché contre Saint-Etienne, était-ce la meilleure manière de préparer ce déplacement ?
Il n'y a pas d'euphorie chez nous. On a assez d'expérience pour faire la part des choses. On a seulement marqué trois points contre Saint-Etienne. Surtout, on a bien compris qu'on ne gagnerait pas tous les matches avec la manière. Il faut savoir le faire de façon différente. C'est la force de l'OL de présenter plusieurs visages.
Vous avez l'occasion d'enchaîner une dixième victoire consécutive toutes compétitions confondues. Où l'OL va-t-il s'arrêter ?
L'objectif n'est pas de battre des records, mais d'enchaîner les matches les uns après les autres. Il faut savoir rester humble. On est seulement en octobre, il peut se passer encore beaucoup de choses. Prenons le déplacement à Marseille dimanche. Pour moi, ce ne sera pas une première finale du championnat. Car combien restera-t-il de matches après ?
Un nouveau succès à Kiev vous permettrait de vous rapprocher de la qualification pour les huitièmes de finale. Est-ce confortable de l'assurer le plus tôt possible ?
Le plus important, c'est de se qualifier, peu importe que ce soit lors du quatrième match ou lors du dernier. Ceci dit, se qualifier rapidement nous permettrait de faire tourner encore plus l'effectif, de titulariser ceux qui jouent moins. C'est toujours plus facile d'avoir moins de matches dans les jambes quand on joue sur tous les tableaux.
Avoir raté ce penalty contre Saint-Etienne peut-il vous inciter à ne plus en tirer?
Non, je préfère rater un penalty que refuser de le tirer. D'ailleurs s'il y en avait eu un deuxième contre Saint-Etienne, c'est moi qui devais le tirer. Après, si j'en rate trois ou quatre de suite, il faudrait changer de tireur. Ce n'est pas quelque chose que je travaille à l'entraînement, contrairement aux coups-francs.
Recueilli à Lyon par Sylvain LARTAUD
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