mar 22 mai 2007
Samir Nasri Elu meilleur espoir de L1 dimanche et récompensé par Zinédine Zidane
22 05 2007SAMIR NASRI, vous avez été élu dimanche meilleur espoir de Ligue 1 lors de la remise des trophées UNFP. On ne peut pas dire que ce soit une réelle surprise ?
S.N. : Pour vous peut-être... mais la concurrence était rude. Karim (Benzema) a fait une bonne saison, Jimmy (Briand) a également réussi une très bonne saison et Dimitri Payet aussi. Pour moi, c'est une énorme satisfaction de recevoir ce trophée car il représente la reconnaissance de mes pairs.
Avez-vous été plus ému par la récompense ou par Zinédine Zidane, qui vous a remis le trophée ?
S.N. : Le recevoir des mains de Zinédine Zidane est quelque chose d'exceptionnel. Il est pour moi le meilleur joueur de ces vingt dernières années et il a su rester simple. J'ai une énorme admiration pour lui. Cela représente énormément.
Avez-vous l'impression d'avoir réalisé un bond énorme cette saison ?
S.N. : (il hésite) Oui. Il est vrai que cette saison j'étais attendu au tournant. Je pense avoir répondu à certaines attentes mais il ne fait pas s'arrêter là en si bon chemin. Le plus dur sera désormais de confirmer.
C'est peut-être en raison de votre jeunesse mais, sur un terrain, vous semblez imperméable à la pression. On a l'impression de vous voir jouer comme vous le sentez...
S.N. : Pour moi, le football reste un jeu. C'est une passion. Tant que je garderai cela à l'esprit, je ne me rajouterai pas de pression inutile. Aujourd'hui, j'ai encore cette conception du football et lorsque je rentre sur un terrain c'est pour me régaler et prendre du plaisir. Tant que j'aurai cette impression, vous me verrez jouer sans pression.
La saison se termine vraiment bien pour vous et pour l'Olympique de Marseille. Depuis samedi, vous êtes officiellement assurés de terminer deuxième de Ligue 1 et de disputer la Ligue des Champions...
S.N. : C'est une énorme satisfaction car c'était l'objectif du début de saison. On a connu des moments difficiles mais nous avons toujours su faire front. Samedi, la victoire à Saint-Etienne (2-1) a bien résumé notre saison : nous avons fait preuve d'abnégation, de détermination, de courage et nous avons été récompensés.
Vous allez découvrir la C1 avec l'OM. Ça doit vous donner déjà envie ?
S.N. : Bien sûr. La Ligue des Champions à Marseille, c'est quelque chose d'exceptionnel. Cela me donne envie de la jouer. Je l'ai dit depuis six mois. Ça peut me permettre de franchir un nouveau palier car c'est la compétition qui se rapproche le plus du niveau international.
La déception de la défaite en finale de la Coupe de France doit donc être digérée ?
S.N. : Un petit peu. Mais cela reste quand même en travers de la gorge car nous aurions pu réussir une saison exceptionnelle avec une victoire en Coupe de France et la qualification en Champions League. Malheureusement, il faudra se contenter de la Ligue des Champions. Mais c'est déjà extraordinaire. L'année prochaine, on essaiera de gagner la Coupe de France.
Pensez-vous que la défaite du Stade de France a joué un rôle dans votre victoire à Saint-Etienne ?
S.N. : Le match de Saint-Etienne me rappelle la rencontre d'Auxerre la saison dernière après la déconvenue en finale face au Paris Saint-Germain. On avait su rebondir. Là , on a fait preuve de force mentale. Certains nous soupçonnaient de l'avoir perdue lors de la finale. On a fait front et on a battu Saint-Etienne. Nous sommes des professionnels et il ne fallait pas s'attarder sur la finale.
Samedi face à Sedan lors de la dernière journée, ça va être la fête ?
S.N. : Oui mais cela serait bien de terminer sur une bonne note au Vélodrome pour partager cela avec notre public. A Saint-Etienne, nous n'avons pu le faire avec tous nos supporters.
Partez-vous en vacances fin mai ? Ou espérez-vous être convoqué par Raymond Domenech pour les rencontres face à l'Ukraine et la Géorgie ?
S.N. : Quoi qu'il arrive, il y a une sélection avec l'équipe de France Espoirs contre la Roumanie. Je me tiens donc prêt dans les deux cas de figure. L'équipe de France viendra si elle doit venir. Je n'ai que 19 ans. Ma première sélection s'est bien déroulée mais c'est mon niveau de jeu en club qui me permettra d'y retourner.
Eurosport - Propos recueillis par Maxime DUPUIS, Ã l'Olympia