Vous battez Nadal sur sa surface de prédilection alors que vous êtes désormais sans entraîneur: est-ce un hasard ?

R.F. : J'ai toujours su ce qu'il fallait faire pour le battre sur terre battue, mais j'ai toujours joué comme il ne le fallait pas. L'important, c'est de l'empêcher de dicter le rythme, il faut le dominer à ce niveau là. Il faut être tout le temps très agressif contre lui: c'est ce que j'ai réussi à faire dans les deux dernières manches.

Cette victoire est-elle un tournant pour vous permettre de remporter, enfin, Roland-Garros, le seul tournoi du Grand Chelem qui manque à votre palmarès ?

R.F. : C'est possible. J'aborde Roland Garros avec beaucoup de confiance : je vais prendre quelques jours de repos, j'attends ce tournoi avec impatience. C'est un grand jour pour moi, même si je ne pense pas que je jouais mal ces dernières semaines: j'étais en finale à Monte Carlo et je remporte de nouveau un tournoi sur terre battue après deux ans sans titre sur cette surface, ce n'est pas si mal, non ? Mon parcours jusqu'en finale a pu paraître laborieux, mais c'est parce que j'ai eu des adversaires difficiles. Je tiens aussi à dire que ce qu'a fait Rafa, avec ses 81 victoires consécutives, incite au respect.

AFP