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mer 16 mai 2007

le Giro 2007 reprendra mercredi la route

16 05 2007

En 1962, le Belge Armand De Smet a été le premier à s'y imposer. En 2001, Danilo Di Luca lui avait succédé en inscrivant également son nom au palmarès. A l'époque, sous les couleurs de la Cantina Tollo, il avait devancé Gilberto Simoni et Stefano Garzelli, signant son premier "gros coup" sur le Giro. Trois ans plus tard, Damiano Cunego remportait à Montevergine le deuxième de ses quatre succès d'étape. A quelques kilomètres du Vésuve, le jeune Italien s'imposait aisément au sprint devant un groupe assez fourni, Bradley McGee se classant alors 2e. Ce jour là, le natif de Vérone tronquait son maillot "Legalize my Cannondale", arboré pour protester contre la non-volonté de l'UCI d'homologuer le dernier modèle de vélo de la firme américaine, contre le premier maillot rose de sa carrière.

Le Giro revient cette année sur la montée de la région napolitaine, et ce dès le 4e jour de course, après une journée de repos forcé, pour cause de transfert en provenance de la Sardaigne. En 2007, le Toud d'Italie passe pour la quatrième fois de son histoire par la fameuse Madonna de Montevergine. Dès la quatrième étape. Et comme dit le dicton, au lendemain de la première journée de repos, et après cette montée de Montevergine, "on ne peut pas dire qui va gagner la course, mais on sait déjà qui l'a perdue ".

Sur le Tour d'Italie, le nom du vainqueur de la première étape de montagne correspond souvent à celui du vainqueur final. L'an passé, les coureurs ont eu rendez-vous avec l'altitude pour la première fois au Passo Lanciano, et c'est Ivan Basso, sacré deux semaines plus tard à Milan, qui l'avait emporté. Même chose en 2005, avec Paolo Savoldelli qui l'emportait à Zoldo Alto et fondait les bases de sa victoire finale, non sans avoir par la suite profité des soucis de santé d'un Ivan Basso dominateur durant la deuxième semaine.

Qui gagne... gagne ?

Mais en 2004, l'année de la révélation Cunego, le petit prince ne l'emporte pas lors de la première arrivée en sommet, disputée dès le quatrième jour de course, comme cette année. C'est son leader Gilberto Simoni qui cueille le succès et laisse alors penser qu'il va s'envoler vers une deuxième victoire consécutive dans le Giro. Or, à Milan, c'est bien Cunego qui est affublé de rose, Simoni devant se contentant de la 3e place. L'année précédente, en 2003, Garzelli et "Gibo" se disputent la victoire sur le Terminillo, 7e étape du programme, et hors d'oeuvre d'un Giro des plus montagneux. Au classement final, ces deux hommes devancent l'opposition, Simoni en tête.

Il faut remonter à 2002 pour voir les "dominateurs" de la première étape de montagne ne pas figurer parmi les premiers du classement final. Cette année là, Stefano Garzelli l'emporte à Limone Piemonte. Les 5 premiers de l'étape ne seront même pas présents à l'arrivée à Milan, dans un Giro décimé par les incidents et les problèmes de dopage. Le lauréat de cette édition tumultueuse, Paolo Savoldelli, pointait le soir de Limone Piemonte à la 16e place au classement général. Le Giro a donc, dans son passé proche, souvent établi au soir de la première arrivée en sommet une hiérarchie qui se confirme être celle du classement général final. Cette année, ce premier round intervient dès la 4e étape, tout comme en 2004. Le Giro avait alors été très animé tout au long des étapes suivantes. De quoi espérer un grand cru pour 2007.

Eurosport - F-X.R. & A.P

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