lun 30 avr 2007
Marseille étrille Sochaux (4-2)
30 04 2007Après avoir assisté au Marseille-Sochaux de ce soir, les futurs spectateurs de la finale de la Coupe de France doivent déjà se lécher les babines. A douze jours d'une confrontation directe à Saint-Denis et d'un strapontin pour la coupe de l'UEFA, la répétition générale orchestrée par les deux formations a été extrêmement prometteuse. Et une vraie fête pour les habitués du stade Vélodrome. Toujours en course pour un accessit pour la prochaine Ligue des Champions, objectif annoncé en début de saison, l'OM n'a fait qu'une bouchée de Sochaux (4-2). Le résultat de dimanche soir devrait être annonciateur d'une belle revanche sur le rectangle vert du Stade de France.
Mais promis, juré, les deux formations, au coup d'envoi de la partie, n'avaient pas encore la tête au duel qui les attend de pied ferme le 12 mai prochain. La tendance est encore plus vraie pour des Phocéens irrésistibles à domicile ces derniers temps et déterminés à accrocher le scalp du FC Sochaux avec ceux de Nice, Lille et Troyes. Une ambition tout ce qu'il y a de plus légitime certes, mais qui est vite mise à mal par des Doubistes bien en place et plutôt opportunistes. Ou roublards, c'est selon comme en témoigne le but de Jérôme Leroy, profitant d'un tête-à -tête platonique dans la surface entre Rodriguez et Beye pour ouvrir la marque (0-1,6e).
Ribéry-Cissé, le duo infernal est de retour
Vous avez dit stupeur ? Le Vélodrome prend froid. Et Alain Perrin, sur son banc, savoure ses retrouvailles empoisonnées en terre marseillaise, les premières depuis son éviction phocéenne en janvier 2004. Emprunté, Marseille n'a pas vraiment le temps de tergiverser. Cana, l'infatigable aboyeur phocéen, reprend victorieusement de la tête un coup franc de Ribéry (1-1, 14e). Sochaux ne le sait pas encore mais la broyeuse olympienne est en branle. Gêné par l'organisation tactique adverse, l'OM réplique par la voix de son guide, Albert Emon. Par le geste aussi. Ribéry repositionné dans l'axe puis plus tard ailier gauche, Pagis sacrifié au bénéfice de M'Bami (46e), son équipe reprend vie en même temps que celle d'Alain Perrin s'éteint.
La sanction, si habituelle depuis un mois au "Vél", ne tarde pas à tomber. Comment, finalement, pouvait-il en être autrement... Certes, Richert s'interpose avec brio devant une frappe vicieuse de Ribéry (66e). Mais que peut le portier doubiste quelques minutes plus tard sur un plat du pied droit à bout portant de Cissé, servi comme il se doit par, devinez qui, Franck Ribéry évidemment (2-1, 69e). Les salves locales se font de plus en plus meurtrières. Nasri, après avoir ratissé large dans l'entrejeu aux côtés de Cana, s'offre sa minute de gloire, ridiculisant complètement au passage l'arrière-garde sochalienne (3-1, 74e).
La soirée, pourtant idéalement entamée par le groupe d'Alain Perrin, prend définitivement des allures de cauchemar après un exploit personnel de Ribéry, tournant en bourrique Pichot avant d'alourdir la marque avec l'aide du poteau sochalien (4-1, 86e). Même le but contre son camp de Rodriguez (4-2, 90e+2) ne gâchera pas la fête improvisée dans les travées de l'enceinte phocéenne. Décidément, le sprint final inspire des Marseillais, 4es ce soir, et à un tout petit point de Lens et du dernier ticket qualificatif pour la prochaine C1. Il y avait comme un petit air de Coupe de France sur la Canebière ce soir... Pour un bis repetita le 12 mai prochain à Saint-Denis ?
LA DECLA : Albert Emon (entraîneur de Marseille)
"On connaît la difficulté qu'il y a à gagner trois fois de suite à domicile. Nous y sommes parvenus. J'adresse un grand bravo aux joueurs. Nous sommes toujours là . La prochaine journée pourra être décisive dans la course à la Ligue des champions. Un décalage pourrait se produire lors de la prochaine journée en tête du championnat. On va jouer à fond. Ce que vivent les joueurs, est magnifique. L'équipe va vers l'avant, elle a de l'envie. Le public nous pousse et mérite une équipe qui a du caractère".
Eurosport - Alix DULAC