Un souci que n'ont plus le Real et Valence, même si cela revêt aussi un inconvénient. Eliminés de toutes les Coupes, nationales ou européennes, à la différence de Barcelone (en demi-finale de Coupe du Roi) et de Séville (demi-finaliste en Coupe du Roi et en UEFA), Madrilènes et Valenciens ne disposent plus que de la Liga pour ne pas connaitre une année blanche. Avec ce revers à Santiago Bernabeu, les hommes de Quique Flores viennent probablement de dire adieu à toute chance d'accroitre leur palmarès cette saison. Privé de nombreux joueurs, dont Marchena, Angulo, Vicente, ou encore Baraja, l'entraineur valencien a dû composer un onze de départ qui a souvent affiché ses lacunes physiques après une saison éprouvante et marquée, comme ce samedi, par les blessures.

Dès l'entame de la partie, Villa et ses coéquipiers souffrent. Même si l'attaquant valencien parvient à réaliser un petit festival, il ne réussit pas à le conclure par un but, à quelques centimètres près (17e). Son homologue à la pointe du Real, van Nistelrooy, démontre lui une précision chirurgicale, tant au niveau de son placement que de la belle reprise de volée qu'il exécute pour battre Canizares (1-0, 18e). Muet dans le jeu depuis le clasico à Barcelone le 10 mars, le Néerlandais inscrit son seizième but en Liga et permet aux siens de gagner en confiance. Les Merengue se font rapidement pressants, avant de lâcher prise et de laisser faire Valence. Casillas peut quand même passer une mi-temps tranquille, hormis sur un tir non cadré de Morientes (45e).

Morientes pour un espoir éphémère

Plus équilibrée, la seconde période sera aussi plus animée. Silva joue les trouble-fête sur son aile gauche et fige la défense madrilène avant de servir Villa, dont la merveille de ballon enroulé flirte avec la lucarne gauche de Casillas (50e). L'avertissement aurait dû servir de leçon au Real, mais, privée de R.Carlos et de Helguera (suspendu), sa défense recomposée cède sur une percée de Joaquin, qui trouve Morientes pour finir le travail (1-1, 51e). L'arrière-garde éprouve encore des soucis pour éloigner le danger sur corner (59e). Les troupes de Fabio Capello voient leurs espoirs de titre compromis et se décident à relancer la machine offensive. Raul, unique buteur à l'aller (0-1), ne donne pas assez de puissance à sa frappe (63e), alors que van Nistelrooy fait preuve d'imprécision (65e, 88e)

La solution vient finalement du banc. Entré en jeu moins de dix minutes auparavant, Beckham frappe à merveille un coup franc, non pas pour battre Canizares, mais pour servir Ramos, qui se charge de redonner de la tête l'avantage à Madrid (2-1, 73e). De manière définitive. Valence n'a plus vraiment la fraicheur pour aller au combat. Del Horno, d'une reprise puissante dans un angle fermé, oblige malgré tout Casillas à s'employer des deux poings (82e). C'est finalement toute l'équipe madrilène qui peut alors serrer les poings. Il reste sept matches à la Maison blanche, dont quatre à domicile, pour continuer son périple vers la quête du titre. S'ils ne peuvent rien faire d'autre qu'espérer concernant Barcelone, les Merengue auront dans deux semaines une nouvelle occasion de briller à domicile face à un adversaire direct. Le FC Séville se rendra en effet à Bernabeu. Et, comme face à Valence, ce sera un peu à quitte ou double.

REAL SOCIEDAD - ATLETICO MADRID: 2-0 Buts: Kovacevic (7e), Savio (85e)

Eurosport - Jean TERZIAN