Même avec les faveurs d'un parcours
Par Sport Magazine,
lundi 16 octobre 2006 à 22:13 :: General
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sans faute depuis le début de saison, l'Olympique Lyonnais ne fait aucun complexe de supériorité face au Dynamo Kiev, l'équipe la plus en difficulté du groupe.
Tout oppose les deux formations - Lyon, invaincu en 12 matches officiels, est premier et Kiev, dernier du groupe E de la première phase de la Ligue des champions.
Lyon occupe la tête grâce à deux succès en deux matches - face à Madrid (2-0) et à Bucarest (0-3) - tandis que les Ukrainiens ont fait le chemin inverse avec deux défaites, devant Bucarest (1-4) et à Madrid (5-1).
"Je connais une équipe, Newcastle, qui avait perdu ses trois premiers matches mais s'est ensuite qualifiée", rappelle Gérard Houllier, l'entraîneur lyonnais, méfiant avant le match de mardi en Ukraine.
"Alors, rien n'est fait dans ce groupe, même si Kiev a perdu ses deux premiers matches":
Le coach décompte même : "Après la victoire à Bucarest, j'avais dit que nous avions 50% du billet en poche. Je vais dans cette logique : si nous gagnons face à Kiev, nous arriverons à 75%."
Mais la partie n'est pas jouée d'avance. Les Lyonnais le disent haut et fort : "Ils n'ont rien à perdre mais ils auront leur carte à jouer", prévient le défenseur Eric Abidal.
"Il faut d'abord nous concentrer sur notre sujet, c'est notre recette qui marche depuis le début de la saison."
Les Français savent qu'ils ont un bon coup à jouer en imitant leur parcours de l'an passé, où ils avaient remporté leur trois premiers matches.
SCORES TROMPEURS
"La qualification, elle est sûre à 11 points", fait valoir Gérard Houllier. "Après deux premières victoires, et en cas de nouveau succès, on avancerait vers la qualification de manière sûre mais on a un adversaire en face qui veut jouer sa carte.
"Il faudra faire attention au chant du cygne des Ukrainiens."
Le quintuple champion de France reste sur neuf victoires consécutives, sept en championnat et deux en Ligue des champions, et ne veut pas changer ses habitudes.
"L'objectif est de tout mettre en oeuvre pour gagner", rappelle l'entraîneur de l'OL. "Mais nous attaquons un match européen, face à un adversaire qui est meilleur que ne l'indiquent les deux derniers résultats obtenus."
Aux yeux du technicien lyonnais, les deux scores des matches disputés par le Dynamo de Kiev sont trompeurs.
"Ils ont eu suffisamment d'occasions pour inverser le score de Madrid", dit-il encore. "Cette équipe va jouer sa dernière carte. Je m'attends donc à un match âpre, difficile mais excitant et passionnant."
S'il fallait trouver une motivation, Eric Abidal la décline : "Faire un bon résultat peut nous rassurer", explique l'International français. "Eux ont besoin de prendre des points. Nous n'allons rien lâcher."
REVE EVEILLE
Dans ce groupe lyonnais, un jeune de 19 ans, Loïc Rémy, savoure une semaine particulière.
Mercredi dernier, il signait son premier contrat pro. La suite, c'est presque un rêve éveillé : "On est venu me dire vendredi quand j'étais en cours pour mon bac de commerce à Villeurbanne qu'il fallait faire mon passeport en urgence pour l'Ukraine", raconte ce Lyonnais passé par le centre de formation du club.
"Ensuite, on a pris mes mensurations pour la fabrication du costume officiel. Et samedi, je fais mes premiers pas dans le derby face à Saint-Etienne".
Il veut savourer ces instants magiques : "C'est mon premier déplacement européen et je vais vraiment regarder partout, écouter tout, analyser les placements des joueurs sur la pelouse et écouter la musique de la Ligue des champions".
Pour cette rencontre, Lyon ne pourra compter sur Claudio Caçapa, qui soigne encore une cuisse douloureuse depuis début septembre.
Grégory Coupet, victime d'un accident domestique à la main, et Patrick Müller, touché à l'épaule lors d'un match avec la Suisse, ne sont pas non plus du voyage.
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