Sochaux s'est finalement qualifié pour la finale de la Coupe de France
Par Sport Magazine,
mercredi 18 avril 2007 à 10:48 :: Football
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Ils en rêvaient. Un Stade de France théâtre du sacre des Bleus en 1998 mais aussi lieu de consécration des Calaisiens en 2000, malgré leur défaite face à Nantes lors de la finale de Coupe de France. Les Montcelliens n'avaient plus qu'une marche à franchir pour toucher du doigt leur rêve : jouer devant 80000 spectateurs et conserver l'espoir de brandir un trophée que tous les ans les clubs amateurs convoitent avec gourmandise. L'objectif était à leur portée. Ils ont échoué. Montceau s'est en effet incliné ce mardi face à Sochaux (0-2). Avec les honneurs certes mais dans ces matches couperet, l'essentiel n'est-il pas la victoire ?
Malgré leur courage et leur envie, à aucun moment dans la rencontre, les Montcelliens n'ont été en mesure de décrocher le fameux sésame. Dès les premières minutes, les Lionceaux s'installent dans le camp du FCMB. Malgré leur relative domination, les joueurs d'Alain Perrin tardent toutefois à se créer des occasions franches. La belle résistance des Montcelliens pousse même Grax et Leroy à se précipiter alors qu'ils étaient pourtant en excellente position (13e). Durant toute la première période, les Doubistes se heurtent systématiquement à l'arrière-garde bourguignonne. Grax (33e) puis Leroy (38e) à nouveau croient tromper la vigilance de Crétin mais c'est sans compter sur la solidarité des hommes de Yannick Chandioux et Lionel Large, Beaucaire supplée son portier en sauvant sur la ligne. A la pause, le tableau d'affichage est encore vierge, comme le nombre d'occasions obtenues par le petit Poucet.
Grax crucifie les "siens"
A la reprise, les débats s'équilibrent mais Montceau ne parvient toujours pas à prendre à revers son homologue. Les duels sont de plus en plus disputés, quelques coups partent dans la bagarre. Bref, les Bourguignons se mettent au niveau du quatrième de Ligue 1. Mais pour espérer gagner, il faut savoir être malin... Grax et Pitau usent de tous les stratagèmes mais la tête du capitaine doubiste frôle le montant de Crétin alors que Berger était resté à terre, victime de crampes (69e). Jean-Laville commence à gronder mais il en faut plus pour impressionner les protégés de Jean-Claude Plessis.
Malgré leur fatigue physique flagrante, les joueurs de CFA s'accrochent jusqu'au bout à leur rêve. Ils choisissent même les dix dernières minutes pour se créer leur première occasion du match. Malheureusement pour Yannick Chandioux, son attaquant Kevin Cortambert ne trouve pas le cadre, imité quelques instants plus tard par Tosic (83e). Les nombreux supporters qui ont effectué le court déplacement jusqu'à Gueugnon pour l'occasion ont donc le droit à trente minutes de spectacle supplémentaires.
Mais la fête tourne court cette fois, le plus Bourguignon des Sochaliens les rappelant à la raison dès la première période de la prolongation. En pleine surface montcellienne, Grax, né à vingt kilomètres de là et petit-fils d'un ancien joueur de Montceau, trouve l'ouverture à ras de terre et porte un coup de poignard au coeur des amateurs (1-0, 95e). La suite n'est qu'une formalité. Isabey manque d'un rien d'alourdir la marque (106e) avant que Leroy ne propulse définitivement son club en finale, à la conclusion d'un contre rondement mené par Quercia (2-0, 113e).
Pour Sochaux, le contrat est rempli. Les Lionceaux se qualifient pour la dixième finale de Coupe de France de leur histoire. Ils y affronteront le vainqueur du match opposant mercredi Marseille à Nantes. Le rêve continue. Depuis leur dernière victoire dans l'épreuve en 1937, les Sochaliens espèrent toujours effacer des tablettes leurs illustres aînés. Pour Montceau, le rêve est brisé. Enfin, pas tout à fait puisque les souvenirs, eux, resteront. Et des souvenirs de victoires cette saison, les Montcelliens en ont. Bordeaux et Lens sont là pour en témoigner.
LA DECLA : Alain Perrin (entraîneur de Sochaux)
"Nous savions que c'était un problème d'efficacité et que Montceau essaierait de tenir le plus longtemps possible. La délivrance est venue tardivement au moment où peut-être, avec la fatigue, il fallait tenter de rester solide techniquement. Nous avons su livrer un match très sérieux car il fallait être à 100% pour battre cette équipe de Montceau. Nous avons commis un minimum d'erreurs en défense, voire aucune. Les joueurs sont restés concentrés. Montceau s'est bien battu. C'est évidemment un grand plaisir d'être en finale. Sochaux et Montbéliard ont connu cela il n'y a pas si longtemps. Ramener le Pays de Montbéliard au Stade de France, c'est super pour tous nos supporters."
Eurosport - Hugues SIONIS
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