Le journal Italien « La Gazzetta dello Sport » avait signalé qu'une nouvelle enquête de dopage ouverte par la police italienne à Mantoue pourrait impliquer 54 personnes liées à des événements louches lors des précédentes saisons de 2008 et 2009. L’affaire est comparée à l'affaire de Festina en 1998, le blitz par la police au Giro d'Italia en 2001 et l'enquête Operacion Puerto en Espagne. Selon la Gazzetta, l'enquête est basée autour de la petite ville de Mariana Mantovana, au centre de l'Italie du Nord. L’enquête mentionne précisément Guido Nigrelli, un pharmacien et entraîneur de cyclisme qui a souvent travaillé avec la formation de Lampre et qui avait une relation de longue date avec le manager Giuseppe Saronni. Negrelli a été sollicité en tant qu'entraîneur de l'équipe en 1998. Selon la Gazzetta, il a été impliqué dans une enquête en 2001 pour avoir fourni des transfusions sanguines et des produits dopants. Il a également été nommé parmi les 52 personnes lors de la descente de police dans le Giro d'Italia en 2001 à San Remo. Le journal italien avance aussi que l'enquête a dévoilé que le laboratoire Humanplasma à Vienne, en Autriche, a aussi été mis en cause après l’affaire du cycliste Bernhard Kohl contrôlé positif à la CERA au Tour de France 2008. La Gazzetta dello Sport a également indiqué qu’une perquisition a été faite au domicile d’Alessandro Petacchi ainsi que deux propriétés appartenant à son épouse. La perquisition a duré cinq heures. Divers médicaments auraient été saisis au domicile de Bernucci, dont de l’albumine qui peut être utilisé pour diluer le sang et la sibutramine, pour perdre du poids chose qui avait déclenché le test positif de ce dernier en 2007 quand il était chez T-Mobile. Bernucci a déclaré que ces médicaments ne sont pas à lui, mais à son frère et sa femme. La formation de Lampre a confirmé que Bernucci avait été suspendu jusqu'à la fin de cette affaire. Via une déclaration courte mais brutale niant tout lien avec l’affaire de dopage, l’équipe Italienne menace d’entamer des poursuites judiciaires après les révélations de la Gazzetta dello Sport. Selon Tuttobici, les noms des coureurs cités dans cette affaire : Damiano Cunego, Alessandro Ballan, Marco Bandiera, Emanuele Bindi, Marzio Bruseghin, Mauro Da Dalto, Francesco Gavazzi, Mirko Lorenzetto, Manuele Mori, Simone Ponzi, Mauro Santambrogio, Francesco Tomei, Daniele Pietropolli, Francesco Bonazzi, Geo Bonazzi, Nicola Castrini, Sergio Gelati, Roberto Messina, ancien coureur Paolo Bossoni, Paolo Pezzini, Pietro Caucchioli, Massimiliano Mori, Mariano Piccoli, Sebastian Gilmozzi, footballeur Matteo Zambroni, Lotto et Saunier Duval et José Ibarguren, viennent se rajouter à cette liste et selon la même source : Michael Rasmussen, le manager Giuseppe Saronni, les directeurs sportifs Fabrizio Bontempi et Maurizio Piovani ainsi que le soigneur Fabio Della Torre.

André LAZARI