Pour le FC Barcelone, un événement de cette taille a exigé beaucoup de concentration et de courage car il devait faire face à une grande équipe et surtout au Bernabeu sans Iniesta, Abidal, Bojan et Adriano à Madrid. Avec Puyol sur le côté gauche, Keita à l’intérieur sur le même côté, ils ont pu montrer une fois de plus le style incontournable de jeu construit à partir de la possession de la balle, le contrôle et une attaque bien réfléchie. Côté Guardiola, pari tenu à Bernabeu. Depuis le début du match, le Barça a pris les commandes avec toutes les possessions de balle soit 82% en première mi-temps, tandis que le Real Madrid n'a commencé à entrer dans le jeu qu’après la pression dans l'entrejeu. La seule action faite pendant la première mi-temps est la combinaison entre Villa, Xavi et Messi qui ont créé une zone de danger pour Casillas, mais qui a été repoussé par les défenseurs du Real. Contrairement à l'autre extrémité du terrain, le Real Madrid n'a approché que les côtés latéraux qui n'ont jamais sérieusement menacé Valdes. Le jeu a connu plusieurs prise de becs entre les jours, cela faisait rappeler à des combats de coq. Il y avait une très grande tension entre les joueurs qui d’ailleurs se faisait remarquer à chaque coup de pied. La tension était tellement élevé que l'arbitre, après la pause, a éjecté Pinto du jeu avec un carton rouge, chose qui a encore élevée les tensions et qui a fait sortir Mourinho de ses gonds d’ailleurs ceci lui a valu aussi une expulsion du terrain. L'occasion de rivaliser et de mener à termes ses stratégies se sont vues anéanties à cause de la décision de l’arbitre. Le Real Madrid a été laissé à dix joueurs pendant la dernière demi-heure et ce n’était qu’une question de temps pour que le Barça profite de cette faille. Afellay, le Néerlandais, était devenu l'un des grands protagonistes de l'action qui a permis l’ouverture du score pour le Barça grâce à une passe pour Messi. Le dernier but de Messi a été spectaculaire et inoubliable, il a pu dribler trois joueurs et vaincre Casillas. Le match était très chaud et il promet de l’être encore plus pendant le retour.

Eric LATAN