Mais pour défendre son titre floridien en finale, la Russe ne souffrait d'aucun mal, si ce n'est de jouer face à une adversaire qui avait plus de mordant qu'elle en fin de semaine. Le résultat fut au-delà des espérances de Tatiana, expédiant Petrova en 1h16 de jeu en ne concédant que trois jeux. De loin sa meilleure performance sur une joueuse du top 10.

"Je n'ai jamais eu peur"

"Tout s'est passé très vite, raconte Golovin, absente la saison passée après une entorse contractée à Miami. L'an passé, j'ai vu, assise dans ma chambre, la victoire de Petrova... en espérant intimement faire aussi bien ici. C'est très fort pour moi d'avoir pu réaliser cela un an après." Et la performance est d'autant plus belle que cette finale était la quatrième pour la joueuse de 19 ans sur le circuit WTA, après notamment celle de Stuttgart perdue en fin d'année dernière face à... Petrova.

"Mon parcours, en plus, n'était pas des plus faciles , apprécie Golovin. Battre Venus Williams et Ana Ivanovic m'ont donné confiance. Surtout cette dernière que je n'avais jamais battue auparavant. En finale, je savais que je pouvais battre Petrova. Je savais que j'avais les armes. Je me suis dit qu'il fallait que je reste agressive et que j'use de mon coup droit pour mettre le maximum de pression sur elle. Je n'ai jamais eu peur."

4e finale sur une 3e surface différente

Au rythme d'une finale par saison, la Française a le mérite d'avoir dépassé son bilan des années précédentes en décrochant un premier titre pour sa première finale sur terre battue. Un premier d'une longue série, ses trois autres finales étant deux autres surfaces différentes : sur dur à Stuttgart (2006) et Tokyo (2005) et sur herbe à Birmingham (2004).

Une polyvalence qui récompense un travail acharnée depuis sa blessure de l'an passé en Floride, lieu de sa résidence principale. Ce n'est donc pas un hasard si son premier trophée a été décroché sur la terre floridienne d'Amelia Island. Une récompense qui se traduit par une place de mieux au classement WTA, 19e, à un rang de son record datant du 18 avril 2005... qui n'a qu'à bien se tenir.

Eurosport - Sébastien PETIT