Avec une carte de 83, soit onze coups au dessus du par, Guerrier a d'abord payé sa baisse de régime sur les deux derniers tiers du parcours après une entame assez encourageante. Malgré un double bogey dès son premier trou, le Rochelais a eu une belle réaction d'orgueil pour signer un birdie dès le trou suivant, une performance remarquable compte tenu des scores très élevés de l'ensemble des concurrents sur ce premier tour.

Le même score que Player

Les choses ont commencé à se gâter sur le 5 après un nouveau double bogey. Cette fois-ci, Guerrier ne s'en est pas remis. Cinq bogeys consécutifs entre le 7 et le 11 et trois autres sur les quatre derniers trous ont fini par le plonger dans les profondeurs du classement. Si le cut n'est pas impossible à franchir compte tenu des scores de la journée, il faudrait cependant que le jeune espoir du golf tricolore réalise une performance exceptionnelle pour y parvenir.

L'essentiel n'est cependant pas là pour un garçon qui dispute son premier Masters, et dont l'objectif est forcément de mesurer l'écart qui le sépare des plus grands champions. Mais Guerrier, ambitieux, ne pouvait cependant cacher sa déception à l'issue de la journée. "C'est très difficile, a-t-il commenté. Quand vous atteignez le par ici, c'est comme réussir un birdie ailleurs. J'essaie de prendre du plaisir, comme tout le monde me le dit, mais avec un score aussi élevé, c'est difficile de ne pas être déçu" , a ajouté le Rochelais, qui avait effectué son parcours en compagnie d'un monstre sacré du golf, Gary Player, 71 ans et trois fois vainqueur du Masters. "Gary est un grand monsieur. Nous avons eu notre match-play en quelque sorte sur le parcours", a conclu le jeune Français, plein d'admiration malgré une carte de 83 de son illustre compagnon de jeu. Voilà une raison supplémentaire de ne pas trop rougir de sa performance.

Eurosport - Vincent BREGEVIN