L'Olympique lyonnais est actuellement en tête du groupe E après avoir battu le Real Madrid (2-0) puis le club roumain du Steaua Bucarest (3-0), démontrant une nouvelle fois ses bonnes dispositions à l'extérieur.

L'OL, invaincu cette saison, reste sur neuf victoires consécutives, en championnat de France, dont il est le leader, et en Ligue des Champions. Il aborde donc avec une certaine confiance ce nouveau rendez-vous européen face à un adversaire, dernier du groupe après avoir perdu ses deux matches et concédé neuf buts.

Avec le club bulgare du Levski Sofia, le Dynamo Kiev affiche le plus mauvais bilan en ce début de compétition.

Dans ces conditions, il apparaît bien difficile de ne pas envisager un nouveau succès de l'OL, vainqueur samedi de Saint-Etienne (2-1), en Ligue 1, même si les quintuples champions de France seront privés à Kiev de leur gardien, Grégory Coupet, blessé à la main droite, et du défenseur central, Patrick Müller, victime d'une luxation de l'épaule droite.

En contrepartie, l'attaquant Fred, qui a marqué deux buts en deux matches européens, suspendu contre l'ASSE, fera sa rentrée et la richesse de l'effectif permet à l'entraîneur Gérard Houllier de faire face à ces aléas.

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Auteur d'une passe décisive et du but victorieux face à Saint-Etienne, le Brésilien Juninho, capitaine de l'OL en l'absence de Claudio Caçapa, blessé, veut se garder de toute euphorie.

"Face à nous, le Dynamo va jouer sa dernière carte pour accrocher au moins la 3e place du groupe, qualificative pour la coupe de l'UEFA", prévient-il.

"Devant son public, cette équipe voudra sortir un grand match pour démontrer son envie et prendre sa revanche sur le début de la compétition", souligne-t-il.

Pour Gérard Houllier, "l'objectif est de tout mettre en oeuvre pour gagner", tout en insistant sur le fait "que c'était un match à l'extérieur de Ligue des Champions".

"Je ne présente pas l'adversaire sur ses faiblesses mais plutôt sur ses caractéristiques globales de jeu", dit-il, affirmant "ne pas tirer de conclusions sur les matches précédents".

"C'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons abordé dans de bonnes dispositions mentales le déplacement à Bucarest. Nous ne surévaluons ni ne sous-estimons l'adversaire", ajoute encore le technicien lyonnais.

De son côté, le Dynamo Kiev, vainqueur samedi de Dniepropetrovsk (2-0) et 2e du championnat d'Ukraine, veut croire en ses chances.

"Je pense toujours obtenir un résultat positif avant un match. Lyon est l'une des meilleures équipes européennes mais nous allons jouer notre va-tout car c'est sans doute notre dernière chance pour rester en course pour nous qualifier en 8e", affirme l'entraîneur Anatoli Demianenko.

"Après la phase préliminaire, plusieurs joueurs pensaient que c'était arrivé et les deux mauvais résultats enregistrés d'entrée sont dus à cela mais aujourd'hui, le climat psychologique au sein du groupe est propice à obtenir de meilleures performances", assure-t-il.