G. G. : Le Bayern Munich a beaucoup de grands joueurs. Cela fait de ce club l'un des meilleurs d'Europe. Je pense que cette équipe, en tant que groupe, est très dangereuse. Il n'y a pas besoin de sortir des individualités. Pour moi, le changement d'entraîneur leur a été très profitable. L'expérience d'Ottmar Hitzfeld pourrait nous poser quelques problèmes.

En tout cas, vous n'aurez pas à craindre Mark van Bommel et Oliver Kahn, suspendus. Au sujet de ce dernier, comprenez-vous son comportement lors du contrôle anti-dopage qui a suivi le 8e retour face au Bayern ?

G. G. : Oliver Kahn a une forte personnalité. Il veut toujours gagner. J'aime beaucoup cela. D'une certaine façon, je comprends Kahn et ce qu'il lui est arrivé car j'ai vécu une expérience similaire en Italie. J'étais à Rome pour un contrôle anti-dopage. Je m'y étais plié mais n'avais pas fait le test sanguin, juste le test urinaire. Le jour suivant, les journaux avaient écrit que j'avais refusé le contrôle. Il est facile de se retrouver dans des situations embarrassantes.

Et que pensez-vous de la sanction ?

G. G. : C'est peut-être injuste... Il n'a commis aucune faute sur le terrain ni bafoué les règles du jeu.

Comment vous préparez-vous avant un tel match ?

G. G. : Concentration, concentration, concentration. Je ne pense qu'au football. Et rien d'autre. Cela dit, lors de la dernière Coupe du monde, je dois reconnaitre que j'essayais de penser à autre chose pour éviter l'overdose... Durant le Mondial, quand il fallait se reposer, je tentais de sortir du football.

Lorsque l'on vous voit sur un terrain, on a l'impression que vous n'abandonnez jamais. D'où vous vient cette combativité ?

G. G. : Je ne sais pas. C'est comme si vous demandiez à Totti et Del Piero d'où vient leur talent et leur classe. Pour eux, c'est un cadeau naturel. En ce qui me concerne, peut-être ai-je conscience d'avoir quelque chose de moins que les autres. Au début de ma carrière, je me suis toujours forcé à aller au bout des choses, à ne pas abandonner. C'est ainsi. Je n'abandonne jamais. Mais une chose est certaine, si l'on n'est pas prêt physiquement, on ne peut pas lutter.

Dans la vie, avez-vous le même caractère que sur les terrains de football ?

G. G. : Non ! Je suis une personne qui intériorise énormément dans la vie quotidienne. Il m'est très difficile de dévoiler mes sentiments pour les gens. Ce serait pourtant mieux car il est important de dire aux gens qu'on les estime quand c'est le cas.

Récemment, vous avez prolongé votre contrat avec Milan jusqu'en 2011. Que représente pour vous le fait de jouer au Milan AC ?

G. G. : Au début de ma carrière, je pensais que je ne jouerais jamais dans un même club au-delà de trois ans. Mais depuis que je suis ici au Milan AC, j'ai une autre approche. J'ai vécu d'excellents moments mais aussi de moins bons mais surtout, j'ai toujours rencontré du monde qui m'a donné l'impression d'être important. Je suis devenu ce que je suis grâce à la famille du Milan AC.

Eurosport - Propos recueillis par Antje LUZ