la France n'a pas brillé en Lituanie (1-0)
Par Sport Magazine,
lundi 26 mars 2007 à 10:23 :: Football
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WILLY SAGNOL, était-ce le match auquel vous vous attendiez ?
W.S. : Oui, bien sûr. Il faut se rappeler qu'il y a quelques mois, la Lituanie est allée faire match nul en Italie, ce qui a montré que c'était une équipe quand même supérieure aux îles Féroé et à la Géorgie. On savait que ça allait être difficile, et on a été servis. C'est la troisième fois qu'on joue en déplacement, et c'est la troisième fois qu'on joue sur un terrain exécrable. On a eu beaucoup de mérite. C'était un peu le même match qu'en Ecosse. Ce qui a fait la force de l'équipe de France ces derniers mois, c'est notre jeu. Là, on avait quelques absents et de nouveaux joueurs qui devaient s'adapter. Je pense que cela a traversé la tête de certains de refaire le même genre de match qu'à Glasgow.
Il manquait de nombreux cadres (Henry, Vieira, Ribéry, Saha, Trezeguet). Est-ce d'autant plus rassurant d'avoir gagné ?
W.S. : Quoiqu'il arrive, c'est toujours rassurant de gagner, surtout à l'extérieur. Après, c'est sûr que ça apporte un soupçon de confiance supplémentaire de l'avoir fait avec l'aide de jeunes joueurs. Mais le plus important aujourd'hui, c'est qu'on est dans le bon wagon. On doit y rester.
Le passage à un système en 4-3-3 vous a-t-il plu ?
W.S. : C'est le choix du sélectionneur. C'était sa sensation sur le moment. A partir du moment où on gagne, on peut dire que c'est une bonne idée. Même si de jouer à trois milieux, avec quasiment le même profil, et avec deux joueurs de couloirs qui doivent rentrer rapidement dans l'axe pour soutenir Nicolas Anelka, c'était quelque chose de différent. Mais Govou ou Malouda ont l'habitude de jouer dans ce système-là à Lyon. Après, dans mon cas personnel, il me manquait un joueur devant moi, collé à la ligne, ce que j'affectionne davantage. Mais vu l'état du terrain, je ne crois pas que ce schéma aurait été le plus adapté.
Comment avez-vous trouvé Nicolas Anelka ?
W.S. : Anelka, je l'ai trouvé très bien, parce que pendant 65-70 minutes, il a été un peu seul devant. Il n'a jamais renoncé, il est resté disponible à travers ses courses. Son but, c'est un peu le but qu'avait mis Thierry Henry en Irlande. C’était un match difficile. Il a eu affaire à deux ou trois défenseurs autour de lui et à la fin, il marque le but décisif. Je n'ai que deux mots à dire : bravo et surtout merci.
Et Lassana Diarra ?
W.S. : Je l'ai aussi trouvé très bien. Il n'a pas cherché à calculer, il est arrivé à faire abstraction du contexte. Il a été vraiment précieux dans les duels au sol, a été très présent comme il l'est à Chelsea, il a gagné beaucoup de duels et a récupéré beaucoup de ballons. Ca fait du bien, surtout dans les matches à l'extérieur.
Une page s'est-elle tournée après la Coupe du monde ?
W.S. : Oui, une page s'est tournée, mais en douceur, et il n'y a donc pas eu d'incidence sur le rendement de l'équipe de France. Cela avait été certainement fait d'une façon trop maladroite il y a quelques années, après l'Euro (2004). Mais ça répondait peut-être aussi à un souhait des instances du football français qui étaient à l'époque en pleine négociation de certains droits, donc il fallait, à mon avis, donner du sang neuf à cette équipe de France, avec des joueurs du Championnat de France, selon le souhait de Frédéric Thiriez (président de la LFP). Ca ne s'était pas très bien passé. Aujourd'hui, les choses sont différentes. Ma génération à moi, avec William Gallas et Mickaël Landreau, on peut apporter un peu d'expérience aux jeunes, et pour l'instant ça se passe plutôt pas mal.
Eurosport
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