Ils n'en eurent guère en réalité, à l'exception des passements de jambe de Zidane, plutôt bon pied bon oeil, de quelques sprints poussifs de Waddle ou Ravanelli et des pitreries de Jamel Debbouze. "Qui ne saute pas n'est pas Lyonnais", lança ainsi le comique au micro du stade, provoquant, bien sûr, les sifflets du stade, avant de le faire rire une fois sur la pelouse, dans l'équipe de Zidane, s'acharnant longtemps à marquer avant d'y parvenir, hors-jeu, sur un service de Zidane. Le spectacle n'avait donc rien d'époustouflant. Et pour l'anecdote, après une première mi-temps d'ennui, les amis de Zidane ont battu ceux de Ronaldo 5 à 2 (buts de Portillo (2), Jamel, Sichi, Al-Jaber et Ronny contre son camp, contre Gerard et Anderson).

Passements de jambe

Le message, lui, était plus, solennel. "Chacun peut apporter quelque chose, même celui qui n'a pas grand chose, pour lutter contre ce malheur et faire que ce monde soit meilleur à l'avenir", a lancé ainsi Zidane dans une brève conférence de presse d'avant match. Ronaldo, tout aussi concis, salua, lui, "cet évènement dédié à une grande cause". Le président de l'OM, Pape Diouf, eut des mots plus choisis: "je suis d'autant plus sensible à cette cause vu le pays d'où je viens (le Sénégal, ndlr), où la richesse n'est pas la chose la mieux partagée".

Selon Ad Melkert, N°2 du PNUD, ce type de match permet de récolter environ 500.000 dollars, par le biais de la billetterie (les joueurs ne font pas de dons, mais "donnent leur temps et leur attention"). Les derniers "matches contre la pauvreté" ont par exemple financé des systèmes d'irrigation et d'accès à l'eau au Sri Lanka, des programmes de santé en RD Congo ou des aides aux femmes handicapées au Burkina Faso.

Eurosport