Pauleta, bien servi par Rothen, se distinguait dès le début de la rencontre mais trouvait sur sa route le portier lisboète (2e). Dès lors, les hommes de Fernando Santos remettaient les pendules à l'heure et se montraient déterminés à obtenir la qualification. Une erreur de Traoré permettait à Simão d'ouvrir le score après un bon service de Nuno Gomes (1-0, 12e). Portés par un stade comble et tout acquis à leur cause, les Benfiquistes sonnaient la charge comme sur cette double occasion sur laquelle Katsouranis et Karagounis trouvaient les montants de Landreau (15e).

La pression était toujours là et le dauphin du FC Porto en championnat, asséna un deuxième coup par l'entremise de Petit. L'international portugais, d'une belle inspiration, laissait envisager sous les meilleurs auspices une qualification pour les quarts de finale (2-0, 27e). Très combatifs, Rothen et Pauleta allaient relancer les leurs. Le premier passant au second pour la réduction du score (2-1, 32e). Les derniers représentants français en compétition européenne reprenaient confiance en eux et se montraient de plus en plus incisifs. Pauleta (39e), Diané (42e), à deux doigts de récolter un penalty, ou encore Sammy Traoré (44e) donnaient un avertissement à leurs adversaires.

Une fin de match cruelle

L'espoir restait donc permis au coup de sifflet de la mi-temps d'autant que le rythme de la seconde période était beaucoup moins soutenu, les mauvaises passes et les fautes se multipliant de part et d'autre. Il fallait attendre le dernier quart d'heure pour voir une des deux équipes prendre son destin en main. Miccoli (71e) et Nelson (77e) tentaient leur chance de loin mais sans résultat. La domination portugaise se faisait de plus en plus pressante mais le PSG faisait face tant bien que mal aux tentatives de Katsouranis (81e) et Simão (83e).

Puis arriva cette fameuse 87e minute. Enième débordement de l'insaisissable Simão sur son côté gauche et faute du jeune Mulumbu, dans la surface, pris au piège du malicieux attaquant du Benfica. L'arbitre hésita un instant puis siffla le penalty tant désiré. La victime de la faute ne se faisait pas prier pour se faire justice elle-même et envoyait son équipe au paradis (3-1, 88e). Ec&oeligurés par l'issue cruelle du match, les Parisiens se bagarraient avec leurs vis-à-vis et les longues minutes de temps additionnel ne suffisaient pas à arracher la qualification.

Comme un symbole de toute une saison loupée sur des petits riens et parfois de grands n'importe quoi, le PSG terminait sa route européenne aux portes des quarts de finale, un stade de la compétition auquel aucun club français n'a plus accédé depuis deux ans. L'heure est maintenant à la remobilisation pour les hommes de Paul Le Guen qui se déplaceront à Rennes avec comme unique objectif: le maintien.

LA DECLA : Paul Le Guen (entraîneur du Paris SG)

"On a eu des occasions, des coups de pieds arrêtés en notre faveur. On a essayé de les mettre en danger. On a eu deux fautes dans la surface et aucun penalty, ils en ont une et un penalty. L'arbitre s'est pas mal trompé sur le match et c'est agaçant. Mais il ne faut pas ressasser cette défaite et pleurer sur notre sort. J'aurai voulu que l'on se qualifie. On a fait le match qu'il fallait. Mais c'est malheureux pour les joueurs qui ont fait des efforts. Maintenant, il faut se reconcentrer et se tourner vers le match de dimanche à Rennes (en Ligue 1). Il faut très vite se remobiliser."

Eurosport - Yassine BEN RAJEB