Lens inoffensif

De retour sur la pelouse, Francis Gillot fait entrer Dindane pour apporter plus de poids à son attaque. Peine perdue. Seulement dix minutes après la pause, les Allemands trouvent une seconde fois la faille par Barbarez. Le Bosniaque profite d'une incroyable passivité de Coulibaly pour marquer dans les buts vides après une tête de Voronin repoussée par le poteau (2-0, 55e). Fébriles en défense et inoffensifs en attaque, les Lensois n'en ont pas fini avec leur calvaire. Itandje repoussera bien les tentatives de Voronin mais devra s'incliner une troisième fois. Juan reprend victorieusement de la tête un énième corner de Schneider et scelle définitivement le sort de la rencontre (3-0, 70e).

La fin de match verra bien une timide réaction des Nordistes mais, à l'image du match, les coéquipiers de Seydou Keita se montreront maladroits en finition. Le Bayer Leverkusen termine la rencontre en roue libre et se qualifie facilement pour les quarts de finale, au plus grand bonheur de leurs fans qui voudraient bien voir leurs protégés faire un aussi bon parcours qu'en 2002 en Ligue des Champions où Leverkusen avait atteint la finale. Quant à Lens, la coupe d'Europe s'arrête là. Les hommes de Francis Gillot ont montré un flagrant manque d'expérience dans ce genre de match. Ils vont pouvoir désormais se reconcentrer sur le championnat et tenir leur seconde place significative de Ligue des Champions.

LA DECLA : Francis Gillot (entraîneur de Lens)

"Nous avons joué sur un faux rythme, mes joueurs étaient fatigués et ont fait des erreurs inhabituelles. Ils ont fait beaucoup d'efforts, je n'ai rien à leur reprocher. Leverkusen mérite complètement sa qualification, mais si Monterrubio marque son occasion (23e minute), le match peut avoir une autre issue."

Eurosport - Matthieu MARGUERITTE