Marseille a arraché le match nul à Lyon (1-1)
Par Sport Magazine,
lundi 12 mars 2007 à 09:19 :: Football
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Le choc des Olympiques n'aura jamais porté aussi bien son nom. Lyon, Marseille : deux grands places du football français, deux destinées diverses certes mais un discret et commun parfum de crise au-dessus des deux formations. La première, tout juste déboutée de son objectif prioritaire - la Ligue des Champions - recevait la seconde, priée de prendre des points pour rejoindre l'élite européenne la saison prochaine. L'explication de texte promettait d'être alléchante, elle l'a été et finalement, au décompte des points, ce sont probablement les Phocéens qui s'en sortent le mieux.
Pourtant, rien de bien réjouissant à se mettre sous la dent et ce, pendant la majeure partie de la rencontre. L'OM ayant confié les clés de son attaque à Djibril Cissé, les hommes d'Albert Emon cherchent constamment à mettre sur orbite l'international tricolore. Incapable de se démarquer ni de varier ses appels de balle, ce dernier semble parti pour passer une soirée fantômatique. Et frustrante. Un sentiment qui ne tarde pas à se matérialiser au tableau d'affichage. Civelli, "toujours très inspiré", renvoie un centre de Benzema dans les pieds de Baros, ce dernier se ruant victorieusement sur une si belle offrande (1-0, 20e). Carrasso, impuissant, est aux premières loges pour voir la déliquescence de son équipe. Pertes de balle, mauvais choix, désorganisation collective : tous les maux du non-match se cristallisent autour du onze d'Albert Emon. De même qu'une victoire sans appel des Gones.
L'illumination de Niang
Heureusement pour les Marseillais, ce qui était vrai en 2006 ne l'est plus du tout en 2007. Le roi lyonnais peine à mettre ses pages au piquet et le tour de force réalisé récemment aux dépens de Saint-Etienne (3-1) n'est finalement que l'exception confirmant la règle : Lyon n'est plus aussi maître de sa destinée qu'auparavant. Pis, les Gones manquent une chose inhabituelle chez eux, le but du break. Juninho confirme ses difficultés à être décisif ces dernières semaines sur coup franc (35e) quand ce n'est pas le poteau droit de Carrasso qui contrarie Wiltord (60e). De plus en plus fébrile, Lyon cède du terrain. Les Gones se font bouger, bousculer même sous l'impulsion de Samir Nasri, seule étoile phocéenne à briller dans la nuit lyonnaise. Le doute s'installe de nouveau dans les têtes lyonnaises. Cissé, malheureux auparavant face à Coupet (28e) et Niang, maladroit dans la finition (73e) retrouvent un semblant de lucidité. Le second, alerté d'une déviation du premier dans l'espace, réveille les siens après s'être joué de Coupet (87e, 1-1).
Un sang-froid de buteur assez éphémère, le même Sénégalais ratant le doublé après avoir faussé compagnie pour la deuxième fois consécutive au portier lyonnais (89e). Vexé, l'OL, sous l'impulsion de Baros, tente de retrouver son célèbre finish, si éc&oeligurant d'ordinaire pour ses victimes en championnat. Mais le ressort rhodanien est brisé depuis bien longtemps et Carrasso, vigilant, s'offre même un petit one-man show de gala. Lyon, longtemps dominateur, laisse filer un succès qui ne lui aurait pas échappé à une autre époque. L'OM, muet depuis un mois et une semaine en championnat, retrouve le chemin du but au bon moment. A seulement quatre encablures du dernier ticket qualificatif pour la C1, il était temps.
LA DECLA : Albert Emon (entraîneur de Marseille)
"Ce point fait du bien au club. Il faut féliciter les joueurs. Ils ont su à un moment donné se battre sur tous les ballons et marquer un but synonyme de match nul. On s'est aperçu que l'OM avait du coeur. Nous avons encore des chances de finir 3e si l'état d'esprit reste aussi fort. C'est un soulagement pour tout le monde. Nous avons essayé de bien préparer ce match. L'OL avait une bonne maîtrise mais nous avons réussi ensuite à troubler les Lyonnais."
Eurosport - Alix DULAC
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