Les opportunités se suivent pour Arsenal, mais le PSV ne craque pas, même sur une double occasion des Londoniens. Après une frappe sèche de Touré détournée difficilement par Gomes, Adebayor conclut l'offensive suivante par un bon coup de tête, mais non cadré (22e). Quelques minutes plus tard, Adebayor puis Julio Baptista s'essayaient à leur tour (27e), sans plus de réussite. La première occasion des Bataves aurait pu assommer Arsenal à la demi-heure de jeu. Koné adressant un bon centre pour son capitaine Cocu, dont le coup de tête flirtait avec le cadre de Jens Lehmann (33e). Les locaux réagissaient immédiatement après cet avertissement sans frais : Julio Baptista enchainait contrôle et ciseau retourné, un geste superbe mais toujours pas décisif (33e). Et Arsenal, à la pause, était éliminé.

Arsenal refroidi

Le club londonien entamait la seconde période avec les mêmes intentions offensives, le compte à rebours vers les quarts de finale ayant vraiment commencé. Et Arsenal allait être récompensé juste avant l'heure de jeu après un énième coup de pied arrêté en sa faveur. Denilson se chargeait du corner. Gomes ratait complètement sa sortie des poings. Pire, Alex, surpris par la mauvaise sortie de son gardien, marquait dans ses propres filets dans un mauvais réflexe (1-0, 57e). L'Emirates Stadium exultait, Arsenal avait comblé son handicap du match aller. Dix minutes plus tard, Thierry Henry rentrait sur la pelouse et on voyait mal les Anglais laisser échapper la qualification, tant leur domination tendait vers un second but, celui de la vraie délivrance.

Henry enroulait une bonne frappe dans sa position préférentielle, captée en deux temps par Gomès (73e). Henry encore tirait presque parfaitement un coup franc par la suite mais Gomès une nouvelle fois préservait l'espoir en allant chercher le ballon dans sa lucarne droite (79e). Jusqu'à la 83e minute, la minute du rachat. Sur une des seules incursions des Néerlandais dans les 30 mètres adverses, Alex inscrivait de la tête son deuxième but de la soirée, cette fois du bon côté, pour offrir au PSV son billet pour les quarts de finale. Sans grand génie, les hommes de Koeman s'offrent le scalp du finaliste de l'an passé et peuvent pourquoi pas commencer à rêver. Pour Arsenal, la fin de saison risque d'être triste.

Eurosport - Jerôme THOMAS