le Bayern Munich s'est qualifié face au Real Madrid
Par Sport Magazine,
jeudi 8 mars 2007 à 09:36 :: Football
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Le Bayern a failli passer du rire aux larmes. Marquer l'histoire de la Ligue des Champions avant de quitter la reine des compétitions européennes. Le club munichois aurait pu se faire chiper la qualification pour les quarts de finale dans les ultimes instants de la partie. À quelques centimètres près. Les centimètres parcourus par le ballon du genou jusqu'à la main de Sergio Ramos, avant que le défenseur merengue n'envoie une demi-volée puissante dans le petit filet de Kahn (89e). L'arbitre refuse le but pour cette main, certes involontaire mais tout de même présente, et qui aurait bouleversé le sort de la rencontre, riche en émotions. Avec un scénario haletant. Dès les premières secondes. Onze, pour être précis.
Sur l'engagement madrilène, le pressing de Salihamidzic s'avère judicieux puisque Roberto Carlos rate son contrôle. Le Bosniaque de Munich s'échappe sur l'aile et offre le but le plus rapide de l'histoire de la Ligue des Champions à Makaay (1-0, 1e). Un but qui ne ravit pas seulement les férus de record, puisque cette ouverture du score ultra-rapide permet au Bayern de s'approprier le billet pour les quarts de finale. Et de porter le doute dans les esprits madrilènes. Incapables de gagner lors de leurs trois dernières joutes en championnat, les joueurs du Real savent qu'ils n'ont alors qu'à obtenir le nul pour se qualifier, grâce à leur succès lors du match aller. Une égalisation à chercher sans Beckham, l'un des meilleurs merengue depuis son retour, ni Cannavaro. L'absence du champion du monde, pourtant loin d'être exceptionnel depuis son arrivée en Espagne, se fait sentir, tant au niveau de l'expérience que du placement.
D'autant plus que le milieu du Real, inédit, peine à trouver ses marques, ce qui n'étonne pas vraiment : Diarra, Emerson (vite remplacé par Guti, 32e) et Gago alternent depuis plusieurs semaines repos forcé et prestations tout juste potables. En prenant l'ascendant tactique et physique, les milieux de terrain munichois peuvent lancer des offensives tranchantes. Podolski et Makaay bénéficient de passes impeccables et des errements de la défense remaniée pour défier Casillas, qui préserve l'espoir (21e, 27e). Le gardien espagnol connait une frayeur sur la tête de van Buyten (38e), mais ne bouge pas sur la tentative de Schweinsteiger, de peu non cadrée (28e).
Van Nistelrooy relance Madrid
En réponse à ces vagues incessantes, Madrid reprend le ballon et s'appuie sur la combativité de van Nistelrooy, auteur d'une tête trop molle (43e). Guti, qui stabilise le onze espagnol depuis son entrée, inquiète Kahn à l'issue d'un bon mouvement collectif (42e). Raul se démarque de plus en plus souvent et cherche la lucarne du pied droit (45e+3). La montée en régime du Real Madrid se poursuit. Avec un coup de chaud...devant les buts de Casillas. Une nouvelle fois peu vigilants lors de l'engagement, les Madrilènes se font prendre de vitesse mais Casillas sauve les meubles devant van Bommel (46e). Le gardien du Real ne peut en revanche rien sur la tête de Lucio, qui place le Bayern sur une voie royale pour la qualification (2-0, 66e). Van Nistelrooy se charge de les en écarter quelque peu. Après avoir buté sur Kahn au retour des vestiaires (54e), le Néerlandais trompe le gardien allemand grâce à un penalty obtenu par Robinho (2-1, 83e).
Le tournant de la rencontre à deux niveaux, puisque deux expulsions simultanées interviennent sur cette action. Comme en Espagne, van Bommel "brille" par ses mauvais gestes. Déjà au bord de l'expulsion à plusieurs reprises, l'ancien milieu d'Eindhoven voit rouge au pire des moments et emmène Diarra finir avec lui la rencontre hors du terrain (81e). Le Néerlandais, si important dans les rouages munichois et buteur décisif en fin de partie à l'aller, sera donc suspendu pour le premier quart de finale du Bayern. Un souci qui ne préoccupe pas encore les hommes d'Otmar Hitzfeld, sortis indemnes des dernières minutes de folie.
LA DECLA : Fabio Capello (entraîneur du Real Madrid)
"Nous avions besoin de mettre la pression et de bien nous comporter collectivement pour nous qualifier. Qui aurait pu penser qu'une chose comme cela (le but de Makaay) puisse se passer, c'est dur de se relancer après ça. On ne peut pas faire des changements dès les trente premières secondes. Roberto Carlos (auteur de la perte de balle) est un joueur d'expérience, cela peut arriver de faire des erreurs, aucun joueur ne peut être à 100% pendant toute la saison. Mais nous avons bien joué, nous avons eu des occasions mais nous n'avons pas pu les concrétiser et nous n'avons pas eu de chance."
Eurosport - Jean TERZIAN -
Commentaires
1. Le jeudi 8 mars 2007 à 10:50, par kabbod
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