mer 28 fév 2007
Nantes a fini par faire tomber les résistances sedanaises
28 02 2007On peut les critiquer pour leurs mauvais résultats en championnat. On peut les qualifier de petits au vu de leur classement en Ligue 1. Mais après ce quart de finale de Coupe de France, seules les mauvaises langues iront dire que Nantes et surtout Sedan ne sont pas capables de produire du beau jeu et de donner de l'intensité à leur match. 120 minutes de suspense, une longue séance de tirs au but où personne ne voulait lâcher le match, Sedanais et Nantais auraient presque fait oublier qu'ils occupaient les avant-dernière et dernière places du championnat.
Mais s'ils ont volé dans les plumes de leurs hôtes durant le premier quart d'heure, notamment sous l'impulsion d'un Keseru des grands jours (4e), puis de Diallo (6e), permettant à Trévisan de rentrer immédiatement dans le match, les Canaris ont ensuite eu beaucoup de mal à stopper les initiatives sedanaises. Fidèles à leur credo de début d'année, les hommes de José Pasqualetti ne se sont pas ménagés pour prendre les devants dans cette rencontre. Rapidement récompensés grâce à Pujol dont la tête décroisée à la retombée d'un centre d'Amalfitano ne laissait aucune chance à Fabien Barthez (1-0, 14e), les Ardennais ont pourtant à peine eu le temps de fêter leur but que les Nantais étaient déjà revenus grâce à la frappe de Keseru de l'entrée de la surface (1-1, 15e).
Sedan maîtrise, Nantes concrétise
Le match s'affole, les deux formations se donnent sans compter. Et même si les occasions ne pleuvent pas, les défenses sont mises à rude épreuve, celle des Canaris devant notamment subir les assauts incessants d'un Belhadj intenable. C'est pourtant Nasser Ouadah qui se met en valeur juste avant l'heure de jeu et oblige Fabien Barthez à sortir le grand jeu en gratifiant le public de Louis Dugauguez d'une superbe claquette de la main opposée (54e) ou encore Boutabout qui touche du bois, seul devant les buts vides de Barthez (76e). Aussi têtus que leur célèbre emblème, le sanglier, les Ardennais poussent et pressent mais ne concrétisent pas leurs occasions et peuvent se mordre les doigts de ne pas avoir trompé Fabien Barthez sur cette frappe flottante d'Amalfitano repoussée avec talent par le portier nantais (106e).
Car petit à petit, les Canaris font leur nid. S'ils souffrent, ils tiennent le coup et osent même quelques sorties, qui se terminent mal. En témoigne ce 4 contre 2 mal négocié par Keseru et Payet (74e) ou ce centre-tir de Job qui prend le chemin de la lucarne mais trouve finalement celui des gants de Trévisan (87e). Leur fraîcheur fera cependant la différence dans le jeu durant les prolongations. Pas au tableau d'affichage qui reste désespérément fixe malgré les efforts de Diallo (99e)... Heureusement pour eux, les Nantais peuvent compter sur leur gardien qui stoppe le tir au but de Marin. Un simple arrêt pour le portier international mais un arrêt qui permet aux Nantais de rêver un peu plus à une fin de saison heureuse.
Sedan peut quant à lui se mordre les doigts de ne pas avoir concrétisé ses phases dominatrices. Mais au vu du jeu proposé, de leur rythme actuel et si les jambes ne sont pas trop lourdes, nul doute que les Sangliers ardennais pourraient créer de gros problèmes aux Parisiens, ce week-end en championnat.
LA DECLA : Japhet Ndoram (co-entraîneur de Nantes)
"Cette qualification est importante dans la mesure où l'équipe se cherche. On a eu la chance de vite revenir au score. C'est une bouffée d'oxygène dont on avait besoin car depuis le début de l'année on est en difficulté. Cette place dans le dernier carré va nous faire un bien énorme."
Eurosport - Marie Ange KOSTOFF