L'équipe de choc alignée par Albert Emon se montrait immédiatement dangereuse et parvenait à ouvrir le score sur un exploit individuel de Niang (1-0, 2e). Un parfum de festival commençait à envahir la pelouse mais pas pour longtemps car Vannes refaisait surface et parvenait à poser le pied sur le ballon, de temps à autre. Bien en places mais trop limités pour accélérer le jeu, les Bretons sombraient, une première fois, sur une main idiote de Talmont dans la surface. Maoulida ne se faisait pas prier pour transformer le coup de pied de réparation et permettre à Marseille de regagner les vestiaires avec un avantage de deux buts (2-0, 32e).

La féria olympienne

Ce score ne suffisait pas à Nasri et ses partenaires qui cherchaient à enfoncer le clou pour se mettre complètement à l'abri d'un hypothétique retour des Morbihannais. Niang (48e, 54e), Nasri (53e) Maoulida (55e) et M'Bami (56e) illustraient l'emprise des joueurs d'Albert Emon sur la rencontre. Une domination qui était récompensée par un troisième but signé Cissé, sur pénalty (3-0, 60e s.p.), après une nouvelle main de Talmont. L'occasion pour l'ex-Auxerrois de faire taire, au tableau statistique tout du moins, ses détracteurs.

Le rythme infernal imprimé par Marseille prenait à la gorge leurs adversaires qui ne sortaient presque plus de leur moitié de terrain jusque dans le dernier quart d'heure. Maoulida en profitait pour corser l'addition après un superbe service de Nasri (4-0, 65e). Passé la tempête, les coéquipiers de Christophe Le Roux manifestaient leur intention de sauver l'honneur et se procuraient leur meilleure occasion de but sur un tir puissant de Macé (87e).

Séduit par autant de vista, le public phocéen saluait chaudement la sortie de Nasri, homme du match, remplacé par Pagis. L'ancien sochalien parachevait cette soirée prolifique en buts à la réception d'un une-deux d'école avec Niang (5-0, 90e+1). Les Marseillais pouvaient avoir le sentiment d'avoir livré une prestation sérieuse et plutôt convaincante face à un adversaire réputé moins bon, ce qui s'est d'ailleurs vu sur le terrain. Avec une qualification pour les demi-finales, l'OM entretient encore sa réputation d'équipe de coupe et ne manque plus qu'à confirmer ce redressement en championnat, dimanche, lors du choc qui l'opposera à Lens...

LA DECLA : Pape Diouf (président de l'OM)

"Ce résultat me réjouit, il nous vaut une satisfaction légitime. Il était important de ne pas rater ce rendez-vous, on l'a réussi de manière très aisée, et nous n'avons pas eu à pâtir d'une surprise à nos dépens. Cela dit, le match face à Lens dimanche sera d'une autre nature".

Eurosport - Yassine BEN RAJEB