mar 27 fév 2007
Totalement inconsistant à Toulouse samedi (3-0)
27 02 2007Marseille n'a pris que 2 points sur 15 lors des cinq derniers matches. Une véritable crise sur le terrain qui n'empêche pas le président Pape Diouf de confirmer à son poste l'entraîneur Albert Emon et de maintenir les objectifs du club.
PAPE DIOUF, avez-vous tiré les leçons de cette lourde défaite ?
P.D. : Disons que l'on s'est livré à une réflexion. La direction technique s'est réunie et José (Anigo, directeur sportif, ndlr) a parlé au groupe pour lui rappeler les objectifs et les ambitions naturelles du club, qui demeurent la Ligue des champions. Il est vrai qu'au vu des autres résultats, nous sommes encore bénis par une certaines chance: nous restons encore à 3 points de la 3e place. Nous nous sommes ensuite livrés à l'inventaire de ce qui nous apparaît améliorable.
Maintenez-vous votre confiance à Albert Emon ?
P.D. : Oui, bien sûr. Si j'avais la conviction que son départ changerait radicalement la situation, j'y procéderais, sans état d'âme. Les circonstances imposent et exigent qu'il soit encore là et le groupe sait parfaitement que nous sommes très solidaires de lui. Mais je suis absolument certain que ce n'est pas là que le bât blesse.
Que décideriez-vous s'il vous proposait sa démission ?
P.D. : Je ne vais pas faire de foot-fiction ! Albert Emon, au contraire, est un homme très décidé, prêt à relever le défi. Accumuler les revers ne change pas celui-ci. D'autant que le championnat est très nivelé, et une série de succès vous propulse vers l'avant.
Vous évoquiez des changements samedi soir. Quels sont-ils ?
P.D. : Si l'on parle de changement des hommes sur le terrain, cela relève d'abord de la compétence technique du coach. La seule chose dont je suis sûr, c'est que notre effectif ne saurait être mis en cause et qu'il devrait être en mesure de justifier nos objectifs. Mon sentiment est qu'il n'y pas de problème technique, tactique ou physique. Il y a manifestement en revanche un problème psychologique.
C'est-Ã -dire ?
P.D. : La capacité d'appréhension n'est pas la même d'un joueur à un autre. C'est donc à l'entraîneur de développer une capacité d'adaptation à chaque joueur. Ce n'est que comme cela qu'on arrivera à tirer le maximum de chacun et tirer l'équipe vers le haut. Il est clair que cette équipe, qui a caracolé en début de saison et connu une période faste après la reprise, n'a pas perdu toutes ses vertus. C'est à ce niveau, mental et psychologique, que le management et le staff doivent recréer l'ambiance propice à l'expression des qualités du groupe.
N'avez-vous pas tendance à ménager le standing de certains, comme Ribéry et Cissé ?
P.D. : Il est certain qu'il faut à un moment donné tenir compte des forces du club et ne pas s'arrêter sur les statuts. On a deux méga-joueurs, dont les médias ont déjà célébré la qualité de l'association. Mais je me souviens avoir dit sur ce tandem, à leur retour de blessure: ne nous berçons pas trop d'illusions. Remettons les choses à leur place: Djibril est resté 5-6 mois sans jouer et il est aujourd'hui presque mortifié quand il ne marque pas. Et Franck a dû subir une blessure pendant plus de deux mois. Il lui faut retrouver ses réflexes.
L'OM attendait certainement mieux de ces deux joueurs...
P.D. : L'anticipation du rendement de ce duo a davantage été faite depuis l'extérieur que par nous-mêmes ! Aujourd'hui, le constat est certes fait qu'ils ne sont pas tout à fait au niveau qu'on peut attendre d'eux, mais il ne s'agit pas d'une critique dure, car tous deux ont ce besoin de retrouver le degré de compétition nécessaire.
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