Bordeaux quitte l'Europe et la Coupe de l'UEFA
Par Sport Magazine,
vendredi 23 février 2007 à 10:54 :: Football
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Question : Bordeaux, si décevant cette saison, avait-il vraiment les moyens de s'offrir un parcours doré sur la scène européenne ? La réponse, bien que longue à se dessiner, est arrivée à la 120e minute d'un match finalement bien terne pour ne pas dire franchement ennuyeux. Dune tête rageuse, Nekounam a mis un terme à la résistance entamée par les protégés de Ricardo sur la pelouse du Stade Reyno de Navarra. Un coup de boule cruel pour les Girondins, qui espéraient déjà les tirs au but.
Et au vu de la partie disputée dans une enceinte entièrement dévouée aux joueurs de Pampelune, comment ne pas leur donner raison... Le jeu ayant été laissé définitivement au placard par les deux formations, les seules véritables occasions que le public local peut se mettre sous la dent viennent sur coups de pieds arrêtés. Un exercice dans lequel excellent les protégés de José Ziganda. La patte droite de Puñal fait des ravages et le stade retient son souffle sur une tête piquée à bout portant de Cruchaga (12e). Le public ne le sait pas encore mais les gros frissons ne seront pas au rendez-vous de la soirée.
Perea seul au monde
Déjà roublards à l'aller, les partenaires de Soldado s'adonnent à un véritable exercice de style : la comédie. Et force est de constater que l'ancien attaquant du Real Madrid excelle dans cette catégorie, beaucoup plus que devant le but. Heureusement pour les Girondins, M. Messina ne se laisse pas abuser. Bordeaux, plus fair-play, cherche à faire la différence au gré des contres qui veulent bien se présenter à lui. Perea, dans le rôle ingrat de la pointe esseulée, met de côté son spleen pour trouver le poteau gauche de Ricardo (56e).
Seul Girondin véritablement dans le coup, le Colombien est beaucoup trop seul pour espérer faire basculer le destin en la faveur des siens. L'entrée de Chamakh, certes plus tonique dans les duels, n'apporte finalement pas grand-chose. L'horloge tourne et Bordeaux résiste. Osasuna, semble-t-il, a depuis longtemps oublié de trouver son second souffle. Illusion. Le groupe de Ricardo a égaré en route une donnée : la patte droite de Puñal. Une erreur que les Girondins paient cher, ce dernier offrant le but du scalp au crâne de Nekounam. 1-0, fermez le ban.
Dur, très très dur comme sortie. Mais finalement si logique. Pas assez offensif ou alors trop défensif Bordeaux ? La réponse se situe probablement entre les deux. Une chose est sûre : par manque d'audace, d'envie et peut-être d'arguments, l'ancien dauphin de Lyon voit encore un de ses derniers objectifs de la saison lui filer sous le nez.
LA DECLA : Ricardo (manager de Bordeaux)
"Perdre comme cela, c'est le pire des scénarios possibles, au bout des prolongations. C'est tout ce dont on n'avait pas besoin avec un calendrier chargé et difficile: défaite, dégâts physiques, c'est très mauvais. Le match était très serré, avec beaucoup de ballons aériens en première période, en 2e période les deux équipes ont joué, cela a été bon. Après, en prolongations, c'était plutôt de l'engagement, du combat. C'est un peu à l'image de notre saison, on n'a pas la réussite: sur le poteau (tir de Perea), le ballon ne rentre pas. Il y a eu une erreur de marquage à la fin, mais c'est un peu normal, c'est la fatigue. Dans les vestiaires, il y avait bien sûr de la tristesse. Mais c'est comme cela, c'est notre métier. Et dans deux jours, il faudra être prêts, être une bonne équipe contre Valenciennes".
Eurosport - Alix DULAC
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