Des incidents se sont produits dans la tribune réservée aux supporteurs anglais peu après le quart d'heure de jeu de cette rencontre remportée 1-0 par "MU". La police a notamment été obligée d'utiliser des gaz lacrymogènes pour calmer les supporteurs anglais, dont certains avaient entrepris d'escalader les grillages situés entre les tribunes et la pelouse. Une femme a eu une jambe cassée, ont précisé les dirigeants lillois. Les derniers ont aussi souligné que des supporteurs anglais de catégorie C, les plus dangereux et interdits de stade en Grande-Bretagne, avaient pu se procurer des billets pour entrer au stade Bollaert. C'est pourtant à Manchester d'encadrer et de sécuriser ses supporteurs.

"Les Anglais ont tiré les premiers"

L'UEFA a ouvert une enquête sur ces incidents et sur d'éventuels manquements aux règles de sécurité dans le stade, ce dont Lille se défend. "Le matin même du match l'UEFA a validé nos mesures de sécurité, a rappelé Xavier Thuilot. Si elle nous sanctionne, elle se sanctionnera elle-même". L'instance européenne examinera le dossier le 22 mars. Le LOSC, mis en cause par le club anglais qui l'a accusé de ne pas avoir respecté toutes les mesures de sécurité, regrette ici une différence de traitement entre Manchester United, l'une des équipes les plus puissantes d'Europe, et Lille, novice en huitième de finale de C1.

"Aujourd'hui Manchester impose sa loi, au LOSC, à Bollaert et à l'UEFA, ont ainsi regretté les dirigeants lillois. Il y a eu une vraie volonté de contre-feu de leur part, dès la fin du match, parce que le club anglais sait ce qu'il risque après les débordements de ses supporteurs.""A l'UEFA de placer le curseur mais on est clairement dans la même catégorie que Feyenoord" , a-t-il ajouté, faisant référence aux débordements des supporteurs néerlandais en Coupe de l'UEFA à Nancy en décembre dernier. Feyenoord a depuis été exclu de la coupe d'Europe. "Les Anglais, comme toujours, ont tiré les premiers" , a souri Michel Seydoux.

"Défaut de neutralité"

Par ailleurs, le LOSC va également demander à l'UEFA d'examiner une réclamation concernant le seul but du match, inscrit par le Mancunien Ryan Giggs sur un coup-franc rapidement joué. Le LOSC ici ne conteste pas le coup-franc, ni le but, mais ce qui s'est passé entre deux. Selon le club nordiste, l'arbitre, le Néerlandais Eric Braamhaar, a lui-même incité Giggs à tirer rapidement. "Monsieur Braamhaar a outrepassé ses droits et la mission qui est confiée à un arbitre de football" en influençant le jeu en faveur de Manchester United, ont expliqué les dirigeants lillois. "Son comportement constitue un défaut de neutralité."

Eurosport