le Real Madrid l'emporte sur le fil face au Bayern 3-2
Par Sport Magazine,
mercredi 21 février 2007 à 00:21 :: Football
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Longtemps dominateur au tableau d'affichage, le Real Madrid l'emporte sur le fil face au Bayern (3-2) lors des 8e de finale de la Ligue des Champions. Les Munichois, bien meilleurs en seconde période, ont payé au prix fort une défense trop longtemps hors-sujet. Le match retour promet d'être chaud.
REAL MADRID - BAYERN MUNICH : 3-2 Buts : Raul (11e, 30e), Van Nistelrooy (35e) pour le Real Madrid - Lucio (24e), Van Bommel (88e) pour le Bayern Munich
C'est parfois comme ça le football. Un jour, on est bien et tout vous réussit. Un autre, on joue à l'envers et la fin du match se fait longue, très longue. Du zig au zag, il n'y a donc qu'un pas dans le monde du ballon rond. Ou quarante-cinq minutes. Un seuil de temps que le Real Madrid et le Bayern Munich se sont largement partagés. Pour le bonheur des uns et, forcément, pour le malheur des autres.
Placé sous haute pression, ce seizième classique des classiques en Ligue des Champions tourne pourtant vite en faveur des Madrilènes. Avec 26 buts encaissés en 22 matches de Bundesliga, le Bayern n'a pas vraiment les arguments pour tenir une attaque galactique en quête de rachat devant son exigeant public de Bernabeu. Surtout lorsque les fustigés d'hier dévoilent leurs habits de gala. Raul, ancienne cible du feu nourri des critiques s'abattant sur le jeu du Real, profite d'une passe lumineuse de Van Nistelrooy pour tromper Kahn (11e, 1-0). Le plus dur semble être fait. Illusion. Lucio, seul joueur du Bayern à peu près concerné par les évènements, est à la conclusion parfaite d'un coup franc de Sagnol (23e).
Van Bommel maintient le suspense
Le doute n'a pas le temps de retrouver les rangs des "Galactiques". Avec la complicité d'Helguera et le pied droit magique de Beckham, Raul s'offre un doublé sur corner (28e). Dans la foulée, Van Nistelrooy y va de son petit pion, permettant au Spice Boy de signer sa deuxième passe décisive de la rencontre (34e). 3-1 à la pause : on se dit alors et en toute logique que le Real vient de prendre une belle option sur la qualification pour les quarts de finale. Mieux, que le vrai Madrid, celui que tout le monde du football adore voir évoluer, est de retour. Un espoir qui prend forme après une nouvelle inspiration de Beckham sur coup franc, cette fois repoussé par la main gauche et la barre transversale de Kahn (51e).
Là encore, ce n'est qu'un mirage. Au lieu d'un jeu léché et d'une pluie d'occasions de buts, c'est à un véritable siège qu'assiste le public espagnol. Pas forcément celui qu'il attendait. Casillas voit les vagues grenats s'abattre avec de plus en plus de violence sur sa surface de réparation. Le Real souffre, recule et perd le peu de maîtrise qu'il a au milieu de terrain. Le Bayern, longtemps la tête sous l'eau durant cette partie, n'en demande pas tant. Agaçant parfois par ses gestes à la limite du raisonnable mais néanmoins adroit des deux pieds souvent, Van Bommel choisit la seconde option pour battre Casillas de près, sur un ballon traînant dans la surface (88e, 3-2). Derrière, l'international néerlandais ne brille pas par son esprit festif, lançant un "beau" bras d'honneur aux virages espagnols sur son passage...
C'est donc dans la douleur que le Real arrache son succès lors des huitièmes de finale aller l'opposant à son rival bavarois. Une victoire qui aurait pu mais qui ne rassurera pas finalement la Maison Blanche. Tout comme le premier round livré à Bernabeu et gagné sur le fil par les Madrilènes, le second acte promet d'être chaud. Il y en a qui vont laisser des plumes...
LA DECLA : Fabio Capello (entraîneur du Real Madrid)
Le Bayern a fait trois changements importants, qui ont fait la différence. Le Bayern avait des joueurs plus frais en fin de match et ils ont joué plus de longs ballons. Et peut-être avons-nous eu un peu peur en menant 3-1. Je parle au niveau psychologique, un peu comme le joueur de tennis qui n'arrive pas à terminer les points. Mais jusqu'ici l'équipe avait été meilleure en seconde période. Je pense que les deux équipes ont fait des progrès. Le Bayern a fait une bonne seconde période. Nous avons mieux joué en première période. Depuis son retour, Beckham joue très bien.
Eurosport - Alix Dulac
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