mar 20 fév 2007
Michel Seydoux fait le point
20 02 2007MICHEL SEYDOUX, vous voilà à l'aube d'un moment historique pour le LOSC, qui va prendre part pour la première fois à un huitième de finale de Ligue des Champions.
liens commerciauxM.S. : Oui, l'objectif du club c'était de se qualifier en huitième de finale. Après un exploit à San Siro (victoire 2-0 contre l'AC Milan), où aucun club français n'avait jamais gagné, nous y sommes parvenus. Dans la maîtrise du jeu et le suspense, puisque notre sort ne dépendait pas uniquement de nous, c'était un grand moment et beaucoup d'émotion. Le LOSC a franchi une étape ce jour-là.
Et pour la troisième fois en C1, revoilà Manchester, que vous avez notamment battu l'an dernier en phase de poule.
M.S. : On va prendre les vieux proverbes français : jamais deux sans trois. Manchester est une équipe anglaise qui est aujourd'hui en tête de son championnat. Et avec tout le respect qu'on lui doit, j'espère que la combativité des joueurs sera là et que ce sera un grand match de football. En tout cas, Bollaert sera à guichets fermés, les places se sont arrachées en quelques heures.
N'êtes-vous pas un peu inquiet après ces dernières semaines mitigées en championnat ?
M.S. : On traverse un petit trou d'air. J'espère que ce n'est pas aussi la Ligue des champions qui use les joueurs car l'objectif du club est de continuer à figurer dans le Top 3 du Championnat de France et donc de rejouer la Ligue des Champions parce que la seule chose qui compte c'est la régularité. Il est beaucoup plus important d'être régulier que de faire un ou deux exploits.
Outils de régularité pour les années à venir, où en sont les projets du "centre de vie" de Luchin et de grand stade ?
M.S. : Luchin est absolument à l'heure. Je pense qu'il devrait être livré comme prévu cet été. Le LOSC aura enfin sa maison et ce sera une maison de grande qualité. Concernant le grand stade, les procédures sont en route. Le compte à rebours est parti et tout suit son cours, à un rythme malheureusement trop lent, mais un rythme obligatoire pour toutes les démarches administratives pour construire ce grand stade dont la métropole lilloise et le LOSC ont besoin.
Lyon vient d'entrer en Bourse. Cela peut-il intéresser le LOSC à moyen terme ?
M.S. : La Bourse est un outil mais n'est pas une panacée. Si nous avons besoin de cet outil pour des raisons de financement, pourquoi pas ? Mais pour l'instant ce n'est pas à l'ordre du jour. Je pense que d'autres clubs vont entrer en bourse dans les mois qui viennent. Mais pour intéresser les investisseurs il faut vendre un projet, il faut une image de marque et aujourd'hui nous sommes en création de tout ça. Notre projet existe, tout le monde le sait. Je trouve que la Bourse est un outil de plus et c'est un bon outil s'il est bien utilisé.
Il y a quelques jours la Ligue a décidé que plusieurs équipes la saison prochaine joueraient deux matches en 48 heures. Qu'en pensez-vous ?
M.S. : J'en pense beaucoup de mal puisque j'étais l'un des présidents qui n'étaient pas d'accord lors du conseil d'administration de la Ligue. J'ai pu remarquer que ça mettait en cause l'intégrité physique des joueurs et ça peut aussi inciter à utiliser des produits interdits. Ensuite on ne peut pas faire bonne figure dans des compétitions importantes sans avoir un minimum de fraîcheur et de repos. Il y aura des choix sportifs qui seront donc forcément à l'encontre de l'une ou l'autre de ces compétitions. Cela peut mettre en péril les grands équilibres d'équité dans un championnat.
Vous qui êtes également producteur de cinéma, pensez-vous que certains de vos joueurs feraient de bons acteurs ?
M.S. : En tout cas je ne souhaite pas avoir de bons acteurs sur le terrain pour simuler des fautes... De grands acteurs, non, mais certains joueurs sont des artistes.
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