Gérard Houllier, la victoire de Lyon
Par Sport Magazine,
samedi 17 février 2007 à 12:43 :: Football
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G.H. : Personne ne sait mieux que moi la douleur quand on perd en fin de match, ça nous est encore arrivé récemment en Coupe de France face à Marseille. Donc je sais ce que doivent ressentir les Lillois, même s'ils n'ont pas eu beaucoup d'occasions de but. Je pense même qu'on a eu plus souvent le ballon qu'eux sur l'ensemble de la partie. Mais je concède que ça n'a pas été un match très académique. Lille est une équipe très difficile à jouer. Elle joue dans un style qui lui convient bien&hellip et qui marche. La preuve, c'est qu'ils finissent régulièrement dans les places d'honneur du championnat.
Et on retrouve une équipe de Lyon qui est capable de renverser un match dans les dernières minutes&hellip
G.H. : C'était un match particulier entre deux équipes qui ne voulaient pas perdre. Moi, j'étais convaincu qu'on allait égaliser. Je pensais même que c'était Govou qui allait marquer, j'avais cette intuition. Bon, en fait, c'est lui qui amène le coup franc sur le but de l'égalisation. C'est une bonne victoire. Au niveau du caractère, du mental, on était dans le vrai, même si on est bien conscients que ce n'était pas un grand match au niveau du jeu. Mais pour les deux équipes.
Ce résultat vous relance-t-il complètement ?
G.H. : C'est une victoire qui nous relance, surtout mentalement. On a été quelques fois battu dans les duels mais on n'a jamais lâché. Ce sont deux équipes de Ligue des Champions donc il y a un impact physique énorme et des qualités mentales différentes à avoir. En première période, nous étions dangereux surtout par les passes que l'on s'adressait nous-mêmes dans notre propre camp ! Donc il fallait jouer plus long, plus vite et profiter des seconds ballons, ce qu'on a pu faire à deux-trois reprises. Eux, leur seule occasion vient de ce coup franc avec une frappe sur la barre. Et ils ont eu un but un peu heureux avec cette déviation de Toulalan pour Audel. Nous, on a aussi été un peu heureux lorsque l'on marque le but vainqueur. Par contre, le but égalisateur (de Fred).
Lyon a donc repris sa marche en avant vers le titre ?
G.H. : Oui ! On sait ce qu'il nous reste à faire pour être champion. C'est un titre important. Ça fait deux victoires consécutives. Mais (vendredi) soir, c'était surtout la victoire des tripes. Le jeu est là mais il faut tenir compte du fait que Lille, c'est comme ça. L'année dernière, on avait eu deux occasions et on avait perdu un ballon au milieu de terrain&hellip 1-0. Puis on avait perdu un nouveau ballon&hellip 2-0. Ensuite, ça s'était enchaîné. Il y a une zone maudite avec le LOSC dans laquelle il ne faut surtout pas perdre le ballon.
C'est désormais au niveau du jeu que vous devez progresser ?
G.H. : Cette victoire peut nous permettre de mieux jouer à l'avenir, j'en sui sûr. Mentalement, encore une fois, cette victoire va nous faire beaucoup de bien. On avait été très malheureux contre Bordeaux puis Nice où on avait manqué un penalty. Contre Marseille, vous connaissez le scénario : on a pris un but à la 94e minute alors que le match était terminé. On a beaucoup souffert en janvier. Et on a eu peur donc ça nous a amené à réagir. On est peut être plus efficaces, plus pragmatiques. Maintenant, le match était fermé et s'est débloqué sur des coups de pieds arrêtés.
Avant de vous rendre à Rome, mercredi, êtes-vous rassuré ?
G.H. : Il faut quand même rappeler On avait ni Tiago, ni Juninho. En plus, Fabio Santos vient de débarquer, sans trop d'entraînement collectif. Ce n'était pas facile pour lui. J'étais convaincu qu'on allait gagner. J'étais persuadé qu'on ne lâcherait rien. Lille n'a pas eu le deuxième but au bout de pied et on a su profiter des rares opportunités qu'on a eues. On peut faire mieux au niveau du jeu mais au niveau du résultat, on ne peut pas souhaiter mieux. Avant d'affronter l'AS Rome, ça peut libérer les esprits.
Eurosport - Propos recueillis par Anthony Procureur
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