Conscients du fait que, contexte oblige, le Pana présent quelques semaines plus tôt au Parc des Princes et celui qui se produirait à Bollaert ne serait pas le même, les partenaires de Seydou Keita entament avec le plus de sérieux la rencontre. Pressing haut, circulation appliquée du ballon, défense exemplaire organisée autour de l'impeccable Hilton, tous les ingrédients du match parfait à domicile sont réunis. Enfin presque. Gillot; de son banc de touche, doit se contenter de deux maigres tentatives lointaines de Demont (11e et 34e). Insuffisant au regard de la domination des joueurs locaux dans cette partie.

Jemaa alias Monsieur Plus

Pourtant, hormis un petit recadrage tactique avec la permutation côté droit Barul-Demont, le technicien lensois maintient sa confiance à son onze de départ. Et il a bien raison. Carrière, en forme internationale depuis quelques temps, ne cesse de mettre sur orbite le duo Jemaa-Dindane. C'est du premier cité que vient la lumière pour le Racing, une inspiration matérialisée par une splendide demi-volée à l'entrée de la surface adverse (50e, 1-0). Lens, longtemps à la peine à la finition, vient de se libérer. Mais collectivement, la conclusion fait toujours défaut aux Artésiens, Dindane manquant le but du chaos (57e).

Comme toujours ces derniers temps, le RCL a besoin d'être un peu secoué pour se recentrer sur l'essentiel. M. Eriksson étant assez avare du coup de sifflet, les hommes de Victor Muñoz en profitent pour abuser les Lensois. Une faute évidente de Mantzios sur Hilton permet à Salpingidis de trouver la lucarne droite d'Itandje (66e, 1-1). Les esprits s'échauffent, les mauvais gestes et ... les erreurs aussi. Dans un registre moins spectaculaire, Jemaa profite justement d'une faute de main de Galinovic sur un centre de Dindane pour redonner l'avantage au sien (70e, 2-1). Avant que l'Ivoirien ne s'offre le penalty du chaos (90e, 3-1) et ne signe définitivement le succès des siens.

A domicile (Sochaux, Panathinaïkos) comme à l'extérieur (Valenciennes), Lens maîtrise son sujet en ce moment. Et prouve, après la première leçon administrée par le PSG (4-0) que le sol français brûle les crampons des joueurs du Pana. De bon augure avant d'aller défier dans huit jours les Grecs chez eux. Un motif d'espoir pour les supporters nordistes qui rêvent de voir le trophée UEFA prendre le chemin de Bollaert.

Eurosport - Alix DULAC