real madrid Fabio Capello est en train de perdre son pari
Par Sport Magazine,
mercredi 14 février 2007 à 16:24 :: Football
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On l'a connu plus serein. Le port altier. Maître de la situation en toutes circonstances. Si Fabio Capello conserve un air fier, aux limites de la condescendance, on ne peut sérieusement affirmer que l'Italien est toujours aussi placide et omniscient alors que les commandes du Real Madrid semblent lui échapper petit à petit. Revenu au Real Madrid à l'intersaison avec l'objectif de relancer la machine merengue et réussir à tourner la page des Galactiques, le technicien transalpin semble dans l'impasse.
Si les résultats sont irréguliers et que le Real Madrid pointe au troisième rang de la Liga à cinq longueurs du FC Barcelone, c'est avant tout la gestion made in Capello qui pose problème. Le technicien italien, qui a remporté au moins un titre partout où il est passé*, est en train de perdre les pédales. Enfermé dans ses contradictions, l'ancien coach de la Roma dit et fait tout et son contraire. Fâché avec une bonne frange de Santiago-Bernabeu pour un bras d'honneur fièrement adressé le mois dernier, conservé à la tête du club en grande partie à cause d'éventuelles indemnités de licenciement pharaoniques (16 millions d'euros), Fabio Capello a de surcroit réussi le tour de force de se mettre une grande partie de son vestiaire à dos.
Un pas en avant, deux en arrière
L'affaire Beckham est révélatrice de cet état de fait. Peu utilisé en début d'exercice puis arbitrairement mis au ban par Capello après sa signature à Los Angeles pour la saison prochaine, David Beckham a été réintroduit ce week-end par l'Italien et a même marqué le premier but des Madrilènes à San Sebastian (victoire 2-1). Fabio Capello a en fait cédé aux injonctions ou pressions de Guti et compagnie qui souhaitaient que l'Anglais revienne dans le groupe. Professionnel jusqu'au bout, David Beckham ne méritait pas une telle sanction et l'a prouvé sur le terrain.
Capello a bien été obligé de s'incliner et l'a reconnu du bout des lèvres. "Je suis content que David ait marqué ", a-t-il assuré après la victoire de samedi soir. "C'est un joueur bien intégré dans l'équipe et nous sommes tous contents de lui ." Le vice-capitaine Guti en tête : "Avant tout, David Beckham est mon ami. C'est un grand footballeur qui mérite le respect de tous." Guti a réussi son coup. Et cela a donné des idées à d'autres, renforçant ainsi l'impression de vide sidéral qui règne actuellement dans la capitale espagnole. Fabio Cannavaro n'a pas hésité à faire du lobbying pour qu'Antonio Cassano bénéficie de la même clémence que David Beckham: "Nous aimerions qu'Antonio soit avec nous car il travaille tous les jours et le week-end il reste seul chez lui. Sa situation ne nous plaît pas même si ce sont des décisions du club que nous devons respecter. "
Robinho non plus n'hésite pas à dire ce qu'il se contenterait de penser tout bas sous la coupe d'un coach respecté. Le Brésilien a assuré que "Ronaldo voulait rester mais l'entraîneur ne voulait pas le garder et il a dû partir à Milan". Il en a rajouté une couche en levant le voile sur ses relations avec Fabio Capello en affirmant continuer à se faire " engueuler". "Je le prends bien parce que c'est un très bon entraîneur et il fait attention à tout." Robinho manie l'ironie et tire une nouvelle balle dans le pied de Fabio Capello qui est en train de perdre l'autorité dont il jouissait encore il y a peu de temps. Si les jeunes pousses arrivées au mercato hivernal (Higuian, Gago, Marcelo) sont toujours évidemment respectueuses de maître Capello, il n'en est plus de même des autres stars du club qui sentent la statue du commandeur s'effriter. La boite de Pandore est ouverte. Et il n'est pas certain que Fabio Capello ait les moyens de la refermer.
- Le titres de champion d'Italie 2005 et 2006 ont été retirés sur tapis vert à la Juventus Turin.
Eurosport - Maxime DUPUIS
Commentaires
1. Le mercredi 14 février 2007 à 23:21, par GUTI
2. Le jeudi 15 février 2007 à 20:28, par cassano
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