l'équipe de France s'est inclinée face à une très solide équipe d'Argentine (0-1)
Par Sport Magazine,
jeudi 8 février 2007 à 09:58 :: Football
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Pour son premier tango à Saint-Denis, l'Argentine a fait valser l'équipe de France. Tout en maîtrise, La sélection albiceleste a mené la danse et donné le rythme à des Tricolores qui n'ont jamais su trouver la parade au double rideau défensif sud-américain. Un double rideau qui s'est rarement levé. Sauf une ou deux fois. Suffisamment en tout cas pour trouver la faille et permettre à l'Argentine de devenir le cinquième visiteur du Stade de France après la Russie, la Belgique, la République tchèque et la Slovaquie, a repartir de la cité dionysienne avec les lauriers de la victoire.
Intégré au calendrier des Bleus pour préparer la suite et la fin des éliminatoires de l'Euro 2008, ce France-Argentine n'aura pas servi à grand-chose. Même pas à juger la défense centrale inédite Escudé-Squillaci, qui n'a quasiment rien eu à faire. A défaut d'être meilleurs que l'Argentine, les vice-champions du monde auraient pu se montrer plus enthousiastes. Même pas. La faim était argentine. Après deux défaites concédées en Espagne et face au Brésil, les joueurs d'Alfio Basile se sont remis sur le droit chemin. La France, elle, en est sortie pour la deuxième fois en quelques mois. Inquiétant ? Pas encore. Avec plus de précision dans l'avant-dernier geste, peut-être l'épilogue eut-il été différent. Et puis la Lituanie, prochaine adversaire des Bleus, n'est pas l'Argentine.
En revanche, les Lituaniens seront peut-être plus joueurs que les hommes au maillot bleu et blanc. En effet, malgré une température loin d'être clémente (3°), les Argentins n'ont pas cherché à se réchauffer. Mais plutôt à refroidir les Bleus. Techniciens accomplis et attentifs, les quarts de finalistes de la dernière Coupe du monde n'hésitent pas à faire tourner le ballon dès l'entame du match, attendant à outrance l'opportunité pour sortir sans risque. L'occasion arrive au quart d'heure. Côté droit, les deux Javier, Zanetti et Saviola, combinent. Le premier centre en retrait vers Hernan Crespo, qui voit sa frappe brillamment repoussée par Grégory Coupet. Saviola a suivi et ouvre la marque (0-1, 15e).
Manque de précision
Ce but sud-américain a au moins un mérite : celui de réveiller les Bleus. Le pressing est plus haut, ça essaie de percuter sur les côtés. Mais ça manque de tranchant et précision. Comme sur cette reprise du droit de Franck Ribéry qui file devant le but de Roberto Abbondanzieri (22e). Les deux rideaux défensifs mis en place par Alfio Basile empêchent David Trezeguet et Thierry Henry, qui décroche pourtant, de jouer les trouble-fête dans l'arrière-garde drivée par Roberto Ayala (107 sélections). Et l'Argentine mène la danse. A son rythme. Piano. Même s'ils sont un peu trop sur leur but, les doubles champions du monde (1978, 1986) ne sont pas pris à revers. Sagnol, Ribéry ou Malouda n'allant pas au bout de leurs actions. Seule une erreur d'appréciation permet à David Trezeguet de défier Abbondanzieri, sans avoir le dernier mot (41e).
Peu satisfait de la première période, Raymond Domenech décide de revoir ses plans et ses flancs à la reprise. Sidney Govou et François Clerc, entrés en lieu et place de Florent Malouda et Willy Sagnol, ont pour mission de dynamiser le jeu français. L'effet n'est pas au rendez-vous et c'est même Hernan Crespo qui réveille le Stade de France d'une frappe surpuissante que Coupet sort (56e). Les Bleus ne sont pas dans un grand soir. Les coups de pied arrêtés sont mal ajustés. Les frappes non-cadrées ou contrées. Bref, rien ne va. Et l'Argentine, d'un Gabi Heinze toujours aussi agressif, tient sans trembler.
Une nouvelle fois malheureux, David Trezeguet laisse sa place à Nicolas Anelka sans avoir brillé face à sa deuxième patrie (72e). Avec le Wanderer, le onze de Domenech essaie de mettre un peu de folie. Trop tardivement. Sous les sifflets, Djibril Cissé rejoint ses partenaires en fin de match mais ne change rien à l'histoire (88e). Meilleure sur beaucoup de plans que l'équipe de France, l'Argentine repart de Saint-Denis avec une victoire méritée. Sans être virevoltants, les Sud-Américains ont mis au pas des Bleus qui comptaient pourtant les faire valser.
LA DECLA : Patrick Vieira (capitaine de l'équipe de France)
"C'est une équipe accrocheuse, et techniquement elle est plus forte que la plupart des équipes contre lesquelles on a joué, mais on a fait un bon match. On est un peu déçu du résultat, mais dans l'ensemble il y a eu des bonnes choses. Très peu d'occasions, mais on le savait. En première période, notamment, on voulait vraiment passer plus par les côtés et essayer de mettre ce ballon dans la surface. Contre cette bonne équipe, on a essayé et on a montré beaucoup d'envie. C'est une bonne chose".
Eurosport - Maxime DUPUIS
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