OLIVIER MONTERRUBIO, ce n'est pas la première fois que Rennes se saborde. Contre Reims, comment en êtes-vous arrivés là ?

O. M. : Comment l'expliquer? C'est dur... Si on regarde la première période, on est inexistant. On n'arrive pas à trouver du jeu, à faire trois passes, à prendre un duel. On n'était pas là. Eux, ils ont vu qu'ils pouvaient gagner. Après la pause, on voulait revenir avec de meilleures intentions, mais on prend un but trop tôt. On a su retrouver quelques bonnes phases de jeu, mais on n'a pas réussi à égaliser.

C'est une soirée à oublier pour le Stade Rennais ?

O. M. : C'est une soirée cauchemar. Je ne sais pas si on peut expliquer cela par la fatigue. C'est comme contre Troyes: on aurait pu jouer jusqu'à 5h00 sans marquer. Bien sûr ça nous inquiète nous les attaquants. Même le penalty, je ne pouvais pas plus mal le tirer.

Justement, que se passe-t-il dans votre tête au moment de tirer, avec l'égalisation au bout du pied ?

O. M. : J'ai tiré plus de 30 penalties, alors ce n'est sûrement pas de la déconcentration. Je voulais simplement soulever la balle et la mettre au milieu. Je l'ai complètement raté et c'est frustrant. J'espère que tout ça ne va pas plomber l'ambiance. Moi, je suis au fond du trou.

N'aviez-vous pas déjà la tête à Bordeaux, pour une éventuelle demi-finale ?

O. M. : On voulait passer ce tour et pourquoi pas rêver plus haut. Peut-être qu'on s'est vu un peu trop vite en demie, voire plus haut. Mais il fallait d'abord passer ce test, et on ne l'a pas fait. Le vestiaire est triste comme après une défaite, surtout contre une équipe de L2. On avait pourtant dit qu'il ne fallait pas gagner ce match avant de le jouer. L'envie était là. Il faut vite redresser la tête et aller chercher des points à Lorient. Pendant trois jours, ça va être galère. Si on rate ce match, ça va compliquer la saison. On avait bien relevé la tête, gagné à Bordeaux. Troyes, c'était un petit peu un passage à vide, et nous, les attaquants, on s'était dit que Reims venait au bon moment pour se relancer. Au final, on a beaucoup de regrets.

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