Après avoir été privé de match de Ligue 1 avec le report de la rencontre PSG-Toulouse, Pauleta ne revient pas au Parc avec appréhension. Le message du capitaine est teinté d'un souci d'apaisement à peine voilé. "Je suis très content de jouer à nouveau au Parc. On va jouer devant notre public qui vit un moment très difficile. On est obligé de faire un bon match et d'obtenir un bon résultat pour eux aussi. Mais on a besoin de sentir le public à nos côtés une fois de plus. J'espère que mercredi, le public viendra et nous soutiendra." Le public viendra certainement. Mais peut-être pas tout le monde puisque la partie basse de la tribune Boulogne a de fortes chances de ne pas rouvrir ses portes à l'occasion de la venue des Grecs.

"300 à 400 hooligans"

Des voix s'élèvent pour que la tribune, jugée la plus agitée du Parc, n'accueille personne, mercredi. Notamment celle de Frédéric Thiriez. "Ce sera une décision à prendre par le club, le préfet de police et la mairie. Pas par moi, lance-t-il dans le Figaro. Mais mon sentiment est qu'il y a 300 à 400 hooligans estimés dangereux par la police. Si on avait 300 interdits de stade, la question des tribunes deviendrait secondaire." Le nombre des interdits de stade croit de manière exponentielle ces derniers temps mais il n'est pas certain qu'il soit suffisant d'ici mercredi et la venue du Panathinaïkos. La préfecture, la mairie de Paris, le Paris Saint-Germain et le ministère de l'Intérieur ne devraient donc pas prendre le risque de rouvrir les tribunes R1 et R2.

D'autant que le match a été classé à "haut risque en raison des événements récents" par l'UEFA. Comme pour une finale européenne ou un PSG-OM, ce sont 2000 à 2500 policiers qui cercleront l'enceinte de la Porte d'Auteuil, mercredi. Ajoutez à cela également que les 1200 supporters athéniens qui comptent venir à Paris pour encourager leur équipe n'ont pas une réputation d'enfants de choeurs. Le passé récent ne parle pas en leur faveur. Cette saison, ils se sont déjà fait remarquer par l'UEFA, qui a condamné le Pana à jouer un match à huis clos après des incidents ayant émaillé le match face à Zaporozhie (Ukraine).

A leur actif, des bagarres avec des supporters de l'Olympiakos, deux condamnations à dix mois de prison ferme pour violences, des affrontements à répétition et pas toujours à l'intérieur des enceintes. Evidemment au courant des remous et de l'atmosphère délétère qui flotte actuellement autour du Parc des Princes, certains éléments chauds pourraient avoir envie de mettre de l'huile sur le feu. Et, encore une fois, de déplacer le "spectacle" de la pelouse aux tribunes. On croise les doigts pour que le rectangle vert et ses vingt-deux acteurs soient de nouveau le centre d'attention principal.
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