"Je pense que l'équipe de Milan est tombée sur un mur, a estimé Claude Puel. C'est une belle aventure qui continue. On a eu beaucoup de maturité, beaucoup de savoir-faire. On a été calme, on n'a pas donné de solution à cette équipe".

Mathieu Bodmer a crevé l'écran, ce que sa montée en puissance des dernières semaines (buts contre Marseille et à Nancy) laissait augurer. Il est à l'origine des deux buts, Odemwingie reprenant une de ses frappes lourdes mal repoussée par Kalac (7), et Keita transformant une offrande du meneur de jeu lillois (67).

Lyon, en petite forme, n'a pas réussi à battre le Steaua Bucarest à Gerland (1-1), mais la première place était verrouillée. L'OL a même encaissé le premier but, par Dica (2), mais Alou Diarra, pas souvent titulaire, a pu se faire remarquer en égalisant (12).

Comme le Losc, les grands d'Angleterre ont brillé. Manchester United a plié mais pas rompu face à Benfica (3-1), et Arsenal a ramené le 0-0 qui lui suffisait de Porto.

Les quatre représentants anglais ont tous remporté leur groupe (avec Chelsea et Liverpool). Les Portugais n'ont pas tout perdu puisque le FC Porto accompagne les Gunners, au détriment du CSKA Moscou, battu à Hambourg (2-3).

Manchester a dû retourner une situation mal engagée, éperonné par Nelson et sa somptueuse frappe en pleine lucarne (27). Mais les Red Devils, a qui un nul suffisait pour passer, ont ensuite harcelé la défense du Benfica.

La coque a finalement cédé juste avant la pause, sur un coup de tête du serbe Vidic (45+2). Et Lisbonne a définitivement coulé en seconde période, des pieds de Giggs (61) et Saha (75).

"On a mal commencé, a admis l'entraîneur Alex Ferguson, mais l'ouverture du score par Benfica a mis les joueurs en colère et ils ont commencé à jouer comme Manchester United. On a montré quelle équipe on était".

ManU s'est même offert la première place du groupe, et la promesse d'un 8e retour à domicile, puisque le Celtic, qui était déjà qualifié, s'est effondré à Copenhague (1-3).

Arsenal a déployé moins de brio pour accrocher le nul qui, on le savait avant le coup d'envoi, qualifiait les deux équipes. Mais la défaite du CSKA désamorce une éventuelle polémique sur un arrangement lusitano-anglais: le CSKA ne pouvait atteindre une des deux premières places que s'il gagnait.

Enfin le Real Madrid et son équipe grandement rajeunie et remaniée (van Nistelrooy sur le banc, Cannavaro et Raul à la maison, Beckham sorti du placard) a arraché dans les dernières minutes un nul à Kiev (2-2), grâce à Ronaldo (86, 88 s.p.).
AFP