Del Bosque ne perd pas le sens des priorités pour autant. L'ancien entraineur du Real, conscient de disposer d'une équipe exceptionnelle, souhaite avant tout un titre pour en concrétiser la supériorité. "Cette équipe va battre encore beaucoup de records. On sait bien qu'on perdra un jour, mais on va profiter au maximum tant que ce ne sera pas arrivé. Je suis fier de ce groupe. Je suis heureux de ces records, mais l'essentiel reste la qualification. On est venu ici pour gagner", rappelait-ainsi le sélectionneur espagnol après la victoire devant les Bafana Bafana.

En pleine confiance, l'Espagne n'oublie pas non plus qu'elle est désormais un peu plus attendue à chaque match. "Cela va devenir de plus en plus difficile de s'imposer. Nos adversaires vont nous connaître de mieux en mieux, et maintenant on est devenu l'équipe à battre, à l'instar du Brésil et de l'Argentine", souligne l'attaquant Fernando Torres, co-meilleur buteur de la compétition avec son coéquipier David Villa et le Brésilien Luis Fabiano (3 buts chacun). Pour les Etats-Unis, l'équipe à battre sera même encore plus difficile à manoeuvrer, puisqu'elle enregistre le retour de David Silva, le gaucher créatif de Valence, qui était absent depuis le début de l'épreuve. Victimes de blessures légères, Albert Riera et Pepe Reina devraient également être en mesure de tenir leur place.
Le point sur Etats-Unis
C'est l'invité surprise de ce dernier carré, et rares sont ceux qui auraient misé sur la présence des Etats-Unis en demi-finale après deux défaites en deux matches face à l'Italie (3-1) et le Brésil (3-0). Mais les Américains ont su déjouer tous les pronostics en s'imposant facilement face à l'Egypte (3-0) pour arracher la deuxième place au bénéfice d'une meilleure attaque que l'Italie. Miraculés du premier tour, les hommes de Bob Bradley arrivent en demi-finales en position d'outsider. Surtout face au champion d'Europe espagnol, fort de ses 15 victoires consécutives et de sa série de 35 matches sans défaite. Dans ce contexte, il faudrait un nouveau miracle pour que la sélection US sorte victorieuse d'un duel qui parait déséquilibré.

Mais le rôle d'outsider convient très bien aux Américains, qui n'avaient plus aucun complexe au moment d'entrer sur le terrain pour affronter l'Egypte. "Honnêtement, on pensait que c'était notre dernier match. On voulait juste jouer et faire bonne impression. Au final, on a joué notre meilleur match de la compétition et on a su rester calme", explique ainsi Landon Donovan. Forts de ce capital confiance, les Etats-Unis vont aborder leur demi-finale face à l'Espagne dans le même état d'esprit.

"Pour nous, c'est vraiment un très bon moment et on essaie surtout d'en profiter. On pensera à l'Espagne plus tard", confiait ainsi Donovan après la victoire face aux Pharaons. Le retour du Rennais Carlos Bocanegra, remis d'une blessure aux adducteurs, ne sera pas de trop pour affronter une sélection espagnole qui n'a jamais vraiment réussi aux Américains. Ils ont en effet perdu à chacune de leurs trois confrontations face à la "Furia Roja" et ne sont parvenus à lui inscrire qu'un seul but. Avec une finale de Coupe des Confédérations en ligne de mire, les Etats-Unis auront une motivation supplémentaire pour vaincre le signe indien. Et accomplir un nouveau miracle.


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